04.03.2009

Valse avec Bachir

 

Un peu avant mon ami George (qui humainement a la classe...moi je préférerai avoir sa classe que la mienne...) je me suis légitimement demandé ce que www.chezlesfilles.com venait faire sur les "pointsdesuspensions"...c'est vrai...les filles n'ont-elles pas toujours plein de choses à dire? ne sont-elles pas beaucoup plus ferventes du point d'exclamation et du cœur sur les "i" que de la pensée errante entre les trois petits points?

 

La curiosité m'a donc gagné après les funestes minutes qui me renvoyèrent à ma condition et j'ai écrit un mail à Suzanne.

 

J'étais loin de me douter qu'elle allait m'offrir quelque chose...et si j'avais du le prévoir, ou imaginer que ce serait un film, j'aurai pensé à Sex in the City (ou Sex and the City, j'arrive pas à me rentrer dans le crâne lequel est le bon...mais j'm'en veux pas du tout) et j'aurai vomi dessus voir si ça fait beau entre les rayons irisés du DVD...

Or, c'est Valse avec Bachir que Suzanne offre gracieusement aux bloggeurs et bloggeuses par le biais de chezlesfilles.com...

 

Incroyable, agréable révélation. J'espère que ça répond à la question de George: que font "les filles" ici? Bah...elles m'offrent un super film!

 

J'en étais la première surprise...ça c'est clair, moi qui passe mon temps à casser du sucre sur le dos des gonzesses voilà qu'elles m'achètent! lol

Je suis faible sous un bon film...tellement faible...je réunie donc mes bons souvenirs de ce petit bijou, découvert lors du printemps du cinéma (...ou fête du cinéma...) l'an dernier.

 

Valse avec Bachir est un documentaire autobiographique d'animation qui met en scène Ari Folman, le réalisateur, israélien à la recherche de ses souvenirs de guerre...et plus précisément de ceux qu'il a occulté face aux massacres de Sabra et Chatila dont il a été témoin.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Sabra_et_Chatila

 

Je voulais parler du film avant de le remater...mais je me heurte moi aussi à de nombreux oublis...dus à ma mémoire défaillante et non à un blackout de mon subconscient...

 

Peu de choses me reviennent à présent malheureusement...sinon un sentiment global de honte causé par mon ignorance sur cette guerre et ses acteurs, une beauté de l'animation et du traitement...cela dit, j'aimais les films de guerre avant Valse avec Bachir et... que ce soit un soldat dansant – au sens propre- sous une pluie de balles, Elias levant les bras au ciel sur « l'Adagio for Strings » ou Willard remontant un fleuve immense jusqu'"Au Cœur des Ténèbres"...je trouve toujours ces films magnifiques...

 

Malheureusement, je ne suis toujours pas dotée du talent de mon compadre George qui détient le squelette d'un film en un seul « visionnage » et peut le briser, puis le recomposer instantanément.

Il m'en faut beaucoup pour moi, toutefois j'arrive depuis quelque temps à extraire le cœur du film, de mon film, dans ceux que je regarde et même si je ne comprends pas d'un coup comment il marche, je sais qu'il va me dire telle ou telle chose.

Etrangement...ou plutôt ironiquement, je crois que Valse avec Bachir me disait de me souvenir de lui...puisque ces souvenirs historiques ne devaient plus jamais se perdre...malheureusement, il faut bien le reconnaître, je n'ai jamais entendu de parler de cette guerre à l'école et ne crois pas non plus connaître beaucoup d'autres films qui l'abordent.

 

Comme Ari, je n'ai plus que quelques images dans ma pauv'tête déglinguée...faut peut-être que j'arrête de mater autant de films, même les meilleurs survivent mal sous les couches des autres qui s'accumulent et s'accumulent et s'accumulent...

 

En attendant une note digne de ce nom, avec mes neurones et mes synapses tournant à fond les ballons (si c'est encore possible!), je vous invite...non, je vous oblige à aller lire cette note absolument géniale de mon « brother in arm » George...ou Snake...ou Kovacs...ou « Alias-whatever-you-please » ;)

http://www.myowndeathnote.blogspot.com/

Lui, on sait ce qu'on lui offrira quand ça sortira en DVD!! ;p

03.02.2009

Last Pillar of Heaven


Découvrez Jamie Cullum!

Découvrez Bruce Springsteen!

 

chers amis, si vous êtes toujours là après cette longue absence, vous ne le regretterez pas, car je m'apprête à vous révéler quelque chose d'extraordinaire.

L'année 2008 a vu mourir The Shield avec panache et beauté à tel point que 2009 m'angoissait...allais-je arpenter de nouveau les salles obscures paisiblement ou péniblement?

Et bien...il semblerait que 2009 commence plutôt bien, contre toute attente! Bien sûr il faut slalomer avec agilité entre les mille bannières oppressantes de Benjamin Button, Twilight et Les Noces Rebelles entre autres (putain...ce titre me fait toujours exploser de rire...je vois un mix entre "La ferme se rebelle" et "Les noces Funèbres"...ce qui donnent en gros des poules et des vaches vertes et bleues qui chantent!...bref...).

Si vous passez entre ces choses là alors c'est que vous êtes comme moi...vous économisez votre argent pour un film qui en vaut vraiment le coup...et Dieu sait qu'à 9euros, il a intérêt à vraiment valoir le coup.

Et bien, il y en a deux, en ce début d'année qui s'apprêtent à frapper de nos écrans d'une lumière divine.

Le premier, croyez le ou non, sors de chez Warner Bros. Oui, c'est bien la même boîte qui dépossède Alan Moore de ses droits et pioche allègrement dans DC Comics pour faire joujou, mettant en avant Zack "Snydick"/Snyder pour faire de Watchmen un film d'action au scénar tout pourri caché derrière mille effets spéciaux tellement hype.

Donc, vous vous en doutez, je ne parle pas de "Watchmen" (que je n'irai pas Watch pour ma part, ordre de mon médecin généraliste...) mais de tout autre chose...
mais alors, radicalement autre.

Ouvrez bien vos esgourdes les amis, voici la première révélation: GRAN TORINO.

Dernier bijou poli d'une main de maître par le dernier pilier de ce Hollywood tout désséché: Clint Eastwood, vétéran de l'âge d'or Hollywoodien qui transporte à travers les années l'amour de son art, celui de raconter des histoires, des très belles, et de le faire bien.

Comment dire...Gran Torino, vous pouvez y aller les yeux fermés, tout y est, et tout y est maîtrisé, complet, abouti, sobre, simple, parfait, efficace.
Il n'y a qu'une chose que vous ne trouverez pas, c'est l'esbrouffe. Vous n'aurez pas 70 morceaux qui transforment les scènes en clips, mille effets spéciaux cache-misère ou 50 ralentis par séquence histoire de rallonger le film pour vous donner l'impression d'en avoir eu pour votre argent.

Vous en aurez pour votre argent de toute façon.

Petit résumé, vraiment très succint:

 

Vétéran de la Guerre de Corée quelque peu raciste, Walt Kowalski reprend les armes pour ramener l'ordre dans son quartier, tandis qu'un gang menace la famille Hmong qui habite à côté de chez lui...

 


Clint y campe donc Walt Kowalski magistralement, comme à son habitude, et le temps à beau passer sur son corps et sa voix, il laisse son talent absolument intact, c'est magnifique à voir.
Par chance, j'ai vu Impitoyable il y a quelques jours seulement et il y aurait plusieurs liens à tisser entre ces deux oeuvres mais je ne vais pas vous spoiler quoi que ce soit: allez le voir, c'est tout. ^^


Le deuxième film c'est THE WRESTLER.
C'est Darren Aronofsky à la réal, mais ce n'est pas tellement ça qui importe puisqu'on est très loin de "Requiem for a Dream" et de son montage épileptique ou de The Fountain et de ses bêêêêêêêêêêêlles images. Mind you, on est aussi infiniment loin de Hugh Jackman puisque c'est Mickey Rourke qui dévore littéralement l'écran pour nous mordre à la figure.

Vous inquiétez pas, ça ne fait pas mal. Juste un peu mais rien d'insurmontable.
Ce qui fait mal, c'est la vie de ce mec là, Randy the Ram catcheur au bout du rouleau, vivant uniquement dans le passé, dans ce temps où il n'avait pas à faire un boulot de merde, où c'était une véritable star. 

Résumé:

 

Dans les années 1980, Randy "The Ram" ("Le Bélier") Robinson était une star du catch professionnel, mais il est peu à peu redescendu de son Olympe. Pendant un match sans envergure, il endure une crise cardiaque ; un médecin lui explique qu'un autre combat lui serait fatal. Il décide alors de se ranger définitivement, prend un petit boulot dans la restauration, s'installe avec une strip-teaseuse vieillissante et tente de se lier avec le fils de cette dernière. Mais la perspective d'un dernier affrontement avec son plus grand adversaire, l'Ayatollah, se présente à lui.

 


C'est vraiment Mickey Rourke qui porte le film et habille son personnage de sa peau et de sa gueule presque irréelle.

Je pourrai parler des heures de ces deux films, surtout qu'ils ont tous les deux une qualité que j'aime par-dessus et qui fait selon moi l'étoffe des chef d'oeuvre: ils ont un lien direct étroit avec la réalité...que ce soit Mickey Rourke avec Randy the Ram ou Gran Torino avec Impitoyable, Clint avec les personnages qui ont fait sa célébrité...j'aime tellement quand un film sort de son territoire et s'étend à un passé, un futur, un présent qui nous appartient, ou qui appartient à d'autres...

 


Mais je vais attendre que vous alliez les voir...

 

 

 

en tout cas, j'ai envie de remercier encore mon buddy sans qui je n'aurai pas vu Gran Torino avant un bon moment. Thanks mate...parce qu'avec Tropic Thunder d'un côté et Madagascar 2 de l'autre, j'suis pas aidée dans mon entourage!

20.11.2008

Who wants Mackey?

Je sors de l'épisode 12...l'avant-dernier.

 

J'avais presque réussi à me convaincre que ça pouvait être supportable d'arriver à la fin...après tout, combien de séries peuvent se vanter d'avoir fait un perfect?

 

Et puis...j'me suis rappelée de la saison 5, de son final et de l'année vide qui a suivie avant son retour.

 

The Shield avait déjà eu une fin pour moi...somehow.

 

 

Mais, en me replongeant dans la « belle époque » Strike Team...et aussi dans la moche...je me rends compte à quel point il fallait un épisode comme ce 12 pour donner ce véritable sentiment de...fin.

 

Et pourtant il en reste encore un...mais chaque étape de cette saison magistrale nous guidait vers toujours plus d'emmerdes, vers une issue désastreuse...chaque ouverture amorçait une terrible dégringolade qui n'en finissait pas.

 

Là, ça y est...on est devant la porte.

 

Half the world wants Mackey, mais c'est nous qui l'avons eu, putain...on a eu ce type sous les yeux pendant 7 saisons et j'peux pas m'empêcher de penser qu'il fallait un putain de mec vraiment solide pour porter un twisted perso pareil.

 

Un homme petit, musclé, aux yeux durs et chaleureux en même temps, pleins de malice et d'intelligence, aux traits durs et à l'ossature du visage saillante...à la bouche fine qui trace des sourires à la serpe.

 

Un visage fort, sans aucune mollesse. Rings a bell?

 

Ouais, il fallait Keitel pour ce rôle...mais honestly, Chicky gave way as much as my own God could have had to offer.

 

So he can run free from me, he's been fair enough.

 

 

 

 

Et dire que j'avais prévu de vous parler de Carnivàle...tant pis pour les forains, ils attendront.