12.07.2007
Day 11/12/13
Day 11.
J'ai quand même fini par dormir une petite heure. Au réveil, j'me suis demandé ce qui allait m'arriver comme bricole dans la journée...j'espérais qu'il m'en arrive une pour que ma journée finisse très bien puisqu'il semblait y avoir une sorte de logique implacable à ce phénomène!
Il n'y a qu'un film que je veux voir aujourd'hui. Il est aussi salle Buñuel et s'intitule Mickey and Nicky. Il est de Elaine May et les deux acteurs principaux sont John Cassavetes et Peter Falk.
[Donc Quadra, j'imagine aisément que tu comprends mon besoin].
Jean-Pierre me retrouve chez notre petit asiatique et me donne la place pour le film. J'me sens incroyablement chanceuse et j'espère vraiment qu'il m'arriver au moins un petit truc parce que tant de bonheur c'est presque injuste!
[J'ai vraiment marqué ça! C'est dingue...]
Et pas manqué...
On fait la queue avec Jean-Pierre pour voir le film et d'un seul coup ma caméra fait un bruit d'enfer!
J'enlève la cassette, le bruit continu...Oh mon dieu, je déteste ce genre de bruit où l'on sent que toute la mécanique est a un problème!
J'enlève la batterie, le bruit s'arrête. Et merde. Ca, apparemment, ça veut dire plus de caméra!
J'suis dépitée...surtout qu'elle est à Gil!
Mais Jean-Pierre témoignera, le bruit a commencé tout seul.
Avec l'angoisse d'un film avorté et d'une engueulade imminente, me voici donc assise à regarder le film.
Donc...c'est le meilleur que j'ai vu...dans mon top trois des meilleurs films de ma vie, sans aucun doute.
C'était tellement beau que j'en ai pleuré. La lumière dans les yeux de John, ses sourcils, ces petits sourires en coin...Falk est tellement émouvant lui aussi. Ils font clairement le film puisque qu'il n'y a quasiment qu'eux deux et qu'ils passent le plus clair de leur temps à errer et à se remémorer des moments de leur amitié...pas toujours belle.
Impossible de décrocher un mot à la sortie du film. Impuissante, incapable de communiquer, de dire combien j'ai été remuée à l'intérieur.
[d'ailleurs mon compte rendu du festival s'est arrêté là. Pour terminer je peux dire que, ma caméra a remarchée dans les quelques heures qui ont suivies. Le soir, on a entendu plusieurs concerts sur les plages privées, dont un vraiment génial (ce qui est très rare à Cannes! Mais c'était un groupe Portugais!...donc c'est pour ça que c'était bien! Ca s'appelait Santos apparemment, mais je n'ai rien retrouvé d'eux.)
La veille, j'avais lu dans « Nice Matin » (distribué gratuitement tous les jours pendant le festival) que Timbaland était au Palm Beach deux jours auparavant.. (pas le vrai, mais celui de Cannes). Et j'repense à ces heures que je passe à écouter la radio et attendre les morceaux de ce type...
Bref...on longe encore la Croisette. Emir Kusturica passe à quelques mètres de nous, entouré de smoking et je me contente donc le suivre du regard, de gauche à droite puisqu'il passe devant moi.
Heureusement, mes yeux s'écarquillent encore même après trois expériences cannoises.
Il a vraiment une super gueule quand même Emir.
J'ai pas envie de rentrer au bungalow...je voudrais croiser Wenders, comme il y a deux ans.
Lui dire que j'ai vu d'autres de se films depuis...
Mais bon...je vais pas pleurer! J'ai eu tout ce qu'il me fallait et j'ai de nouveau des rêves plein la tête.
Day 12
Le dimanche, pas grand chose, à part des feux d'artifices partout pour la clôture...mais genre, vraiment partout! Y a des gens qui parient sur la palme! C'est un truc de dingue...mais me documentaire roumain est effectivement revenu à maintes reprises dans les bouches des festivaliers.
Je ne l'ai pas vu...à vrai dire, je n'ai vu aucun film de la compétition officielle et c'est pas gave puisque je les verrai en salle.
Day 13
Le départ...
Sur la route Mathilde m'envoie un texto de Tunisie: « Pense à moi, demain je serai en train d'admirer l'immensité du Sahara sur le dos d'un chameau. »
Désolée ma petite Mathilde, mais là tout de suite maintenant, je crois que rien ne pourra me dégoûter!
14:05 Publié dans Cannes 2007 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Day 10
Day 10
(vendredi 25...histoire que vous suiviez un peu mieux.)
Première chose, cadeaux pour maman. Une petite boîte à musique. J'ai craqué quand j'ai entendu « Le temps du muguet »...chanson que ma mère m'a appris en russe il y a des années.
En repassant devant la papeterie où j'ai acheté mon carnet j'en vois d'autres, plus grand, plu beau et je sais que ma mère sera en extase devant celui que je lui prend et dont la couverture flamboyante représente une enluminure célèbre du Moyen-Age.
Jean-Pierre obtient un ticket pour Rio Bravo salle Buñuel à 22h30. Je ne l'ai jamais vu et il me le passe puisqu'il souhaite aller à un Certain Regard avec Gil voir un film nouveau en présence de l'équipe...c'est vrai que j'ai peu de chance de voir Howard Hawks, John Wayne et Dean Martin à ma projo!
Vers 15h, un cocktail au stand de la région en l'honneur du court-métrage « Resistance aux Tremblements ». Retrouvailles avec Lise, une première assistante efficace, dynamique et rigolote rencontrée il y a des années et avec laquelle une amitiée s'était tissée.
Elle est maintenant directrice de prod dans une boîte à Paris qui produit essentiellement du court-métrage et elle vient d'ailleurs de terminer son premier film en tant que réalisatrice.
Elle est rayonnante et toujours aussi dynamique.
Me voici de nouveau sur la plage à filmer. Assise sur la sable, j'écoute un groupe qui fait sa balance et nous envoie une reprise assez curieuse des Steppenwolf: Born to be Wild...[je sais pas...imaginez Born to be Wild en accoustique, avec un tempo lent et une chanteuse à la Cat Power.. .c'était très joli mais juste pas du tout sauvage!]
Le groupe s'appelle Moriarty je crois...j'ai vu l'affiche quand j'étais à la Fnac. Ils ne reprennent que des musiques de films.
La plage redevient privée et je remonte sur la Croisette.. .je m'assieds sur un muret...en toute confiance...et ce n'est qu'au bout de quelques minutes, quand je me relève que je sens quelque chose ...comment dire...quelque chose de bizarre qui m'empêche de me lever et me colle au muret.
Bon, j'vous le donne en mille...
il faut savoir que le muret longe toute la Croisette et que, bien évidemment, j'me suis assise au seul endroit sûrement où quelqu'un avait renversé de la lace à la vanille...de l'exact couleur de la pierre sur laquelle je m'étais posée innocemment.
Je ne peux pas faire de 360 ni même de 180 avec ma tête mais je comprend vite que j'en ai partout sur le fut' et pas que sur les jambes bien évidemment.
Le cocktail est fini, Gil, Jean-Pierre et Nathalie me rejoignent et là j'avoue que j'suis un peu dépitée.
La salle Buñuel n'exige pas de tenue classe mais je pense pas qu'on me laissera m'asseoir comme ça. De toute façon, j'ose même pas marcher, j'ai trop honte!
Je pense que je vais aller tranquillement dormir dans la voiture et attendre que « l'orage » au-dessus de moi passe!
Gil suggère que j'essaie de me nettoyer à la douche de la plage. Bonne idée...j'y vais...ça pue la pisse mais j'ai pas vraiment le choix. bon...c'est délicat comme je vois rien...mon fut est entièrement trempé. Je remonte et je dois attendre, debout que ça sèche.
Nan vraiment...là j'ai quand même honte. Déjà je faisais tâche à ne même pas porter de maquillage et à m'habiller comme tous les jours mais alors là, je crois que c'est pas mal.
boarf...autant en rire. Nous restons tous les quatre un moment et j'avoue qu'un moment, après qu'une vieille Tatie Danielle ultra sapée m'ait regardé avec dédain, j'me suis dit que j'allais la laisser s'assoeir pil poil sur le lieu du crime...heureusement pour elle, elle a juste posé son sac Vuitton (non mais qu'est-ce qu'ils sont laids ces sacs!!) dessus...bon c'était pas la grande joie non plus mais au moins ses fringues étaient toujours nickel et elle a évité le pire...
parce qu'en y repensant, je l'aurai sûrement pas prévenue!
[pour ma défense je dois dire que j'étais largement influencée par mes trois compères qui m'ont dit de ne pas la prévenir non plus!...oui je sais ça n'excuse pas cet acte de méchanceté! lol]
Donc j'attends...j'attends que ça sèche. Le soir commence à tomber, le concert commence. On descend tous les quatre sur la plage. Jean-Pierre et Gil partent à leur projection, et Nathalie reste avec moi à écouter et à essayer de reconnaître de quels films sont extraits ces morceaux.
On se sépare et nous dirigeons chacune vers nos projections respectives.
J'ai un peu d'avance et encore un peu de batterie. J'en profite donc pour filmer le spectacle de rue d'un vieux bonhomme que j'ai repéré depuis le premier jour.
Il est grand, maigre, édenté...largement 70ans. Il a vraiment une gueule que j'adore et qui me ferait un peu pensé à ce personnage des Sergio Leone...[vous savez, celui qui fabrique tout le temps les cercueils...Péli-Pélo? Je crois qu'il a un nom comme ça.]
Sa gueule me ramène aussi des années plus loin. A Prague sur le Pont Charles où un autre vieux qui lui ressemblait jouait de la vielle. [Plein de pensées pour toi ma petite Eli!]
En tout cas, ce vieux là est assez impressionnant et la foule s'attroupe rapidement autour de lui pour le regarder faire tenir des mégots allumés en équilibre entre ses deux lèvres avant de les avaler! Il avale aussi des allumettes et la rapidité avec laquelle il exécute son numéro ne laisse pas voir le moment où il les éteint. C'est effectivement assez impressionnant...
Je le filme un peu et lui donne tout ce qui me reste.
Désolée mon vieux, mais là, j'peux pas te regarder avaler des lames rasoirs...là c'est too much!
J'arrive devant le bunker, je montre mon ticket. Je galère à vider mon sac puisque j'ai un pull, ma caméra, ma batterie, mon appareil photo, les deux cadeaux pour ma mère, mon carnet, des crayons un peu partout + des trucs pour filles. En voyant les cadeaux la vigile me demande:
« C'est pour moi?
_Ah c'est pour ma mère, je suis vraiment désolée!
_Hé ben, j'suis une mère aussi.
_Alors c'est parfait, vous aurez sûrement des cadeaux!
_Oui mais les vôtres ont l'air bien beau.
_Vous voulez dire le papier! Si vous voulez j'peux vous offrir le papier. C'est beau et vous pourrez en plus le recycler.
Elle rit et finit par me dire:
_Allez, ne mécoutez pas sinon vous allez rater votre film!
Je monte à la salle Buñuel. Trois américains se trouvent devant moi et parle de la première trilogie Star Wars. Quoique le jeune homme a plutôt un accent anglais...
Je souris rien qu'au son de cette langue si belle.
Nous entrons.
Un homme vient nous rappeler ce qu'on va regarder et nous annoncer les deux personnalités présentes pour nous parler du film.
Un homme dont j'ai oublié le nom et...Mr Tarantino!
Alors là, la salle a hurlé à l'unisson!
Qui aurait cru que dans la plus petite salle du festival, pour un film de 58, Tarantino serait présent?
Pas moi en tout cas, ni les trois jeunes devant moi qui filment et crient de joie! Pourtant c'est vrai, Tarantino est un grand cinéphile et je me rappelle bien qu'il y a 3 ans, lorsqu'il était président du festival, il avait regretté de ne pas avoir pu assister à la projo de "La Rage du Tigre" dans cette même salle...projection à laquelle je me trouvais.
En tout cas, il est là. Je me maudis de ne pas avoir garder de batterie! Alors j'essaie de mitrailler comme je peux avec mon appareil. Et comme je suis une piètre photographe, ça donne des trucs pas fameux.
Le premier type parle un peu de la carrière d'Howard Hawks. Il passe finalement le micro à Tarantino...il me semble que le premier homme présent sur scène devait traduire ce qu'il disait, mais il parlait si vite et s'arrêtait tellement jamais qu'il n'a rien pu traduire!
C'est à ce moment, précisément, que je m'suis dit que mon anglais devait vraiment être bon quand même pour que je comprenne absolument tout tout tout de ce que disais Quentin.
Il racontait donc que la première fois qu'il avait vu Rio Bravo, c'était chez sa grand-mère qui aimait énormément John Wayne et qui n'avait pas beaucoup de films...à chaque fois qu'il retournait chez elle, ils remataient donc ce film dont il était tombé amoureux et dont il ne se lassait pas.
Ayant grandi seul avec sa mère, il expliquait que ce film lui avait vraiment donné une image de virilité, masculinité. Et j'avais tellement envie de hurler que pour moi c'était Reservoir Dogs!!! Je trépignais sur mon siège et toutes mes photos étaient floues du coup, ce qui m'énervait d'autant plus!
Tarantino continuait. Il nous racontait qu'il avait eu une autre période dans son adolescence où il regardait le film à peu près 5 fois par semaine. En rigolant il confiait qu'à cette époque il n'avait pas encore de copine et qu'il était encore très loin d'en avoir (rire chaleureux de la part de toute la salle) mais qu'il se répétait que si il en avait une, elle avait intérêt à aimer ce film!
La fin de son discours était plus confuse et il essayait de se retenir de parler pour nous laisser voir le film et il supplia qu'on éteigne nos portables.
Quand il eut enfin fini, il passa juste dans le rang devant (normal, c'était le rang réservé). Et il s'arrêtait tous les 10 centimètres pour nous répéter d'éteindre nos portables! Il sourit aux trois jeunes deux rangs devant moi puis à moi et ma voisine d'une cinquantaine d'années, très chaleureuse et très contente d'être là.
Il s'est donc installé non loin de nous, dans le rang juste en face un peu plus à notre droite.
Toute la salle l'a entendu rire aux éclats pendant la projection et applaudir à chaque moment qu'il adorait.
L'espace d'un instant j'me suis demandé si les gens juste à côté de lui l'entendait réciter les répliques!
C'était la première fois que je voyais ce classique et j'ai énormément aimé. Bien sûr, la Classe Américaine me revenait parfois à l'esprit, ce qui rendait ma joie plus vive encore. Mais le personnage de Dean m'a vraiment émue. Et de plus j'ai enfin entendu dans son contexte une chanson que j'aime à fredonner souvent depuis que je l'ai entendu dans Les Sopranos. [Tony regarde Rio Bravo un moment donné dans la saison 4 je crois...]
[je ne l'ai pas trouvé sur radioblog mais j'aurai vraiment voulu vous le mettre!]
A la fin de la projection, nous sommes étrangement peu nombreux à l'attendre à la sortie de la salle.
Deux agents vêtus de gris le pressèrent d'aller quelque part mais il avait visiblement envie de parler de ce film dont il était si fan. Nous étions donc 6 ou 7 à qui il a serré la main et offert un large sourire. Aux trois jeunes et à moi il a confié qu'il était heureux de voir des jeunes regarder un classique et nous a demandé si on avait aimé. J'me suis contenté de hocher la tête tant j'étais folle et les trois gars hurlaient toujours: YOU ARE GOD! YOU ARE THE BEST! (avec un chouette accent bien franchouillard et très rigolo). Quentin mis son index et son annulaire en « V » et leur dit : « thank you, i apprciate that! ».
Il voulait vraiment rester et un agent (assez jeune) à carrément dû lui tirer sur la manche!! Mais l'autre lui a lancé un de ces regards!! Je ne sais pas si il s'est fait virer ou quoi mais Tarantino n'en avait pas grand chose à faire. Il était tout euphorique et a pris son temps pour partir. De loin il continuait à nous crier: « God, I love this movie! Thank you all for watching it! »
Nous sommes restés nous aussi un peu euphorique, à ne pas vouloir sortir. Comme si dehors, le charme allait se rompre. Et pourtant, ce n'était pas grand chose, mais il est juste tellement chaleureux...et passionné.
Les trois gars regardent leur main et l'un deu dit qu'il ne se la lavera plus jamais. En riant je leur dis que moi je vais carrément me l'amputer pour la faire encadrer! Ils rigolent tous trois en me disant que c'est une trop bonne idée.
On descend quelques marches ensemble à converser sur nos préférences Tarantiniennes. Ils s'accordent tous trois pour dire que Pulp est le meilleur et je défends mon petit Reservoir becs et ongles! Lol
Entre deux escaliers je retrouve ma voisine de siège qui me demande si je sais où est-ce qu'il reste des toilettes ouvertes.
Je secoue la tête quand une apparition angélique s'offre à nos yeux. Un garçon d'un grande beauté, le teint mat et d'immenses yeux bleus, un aspirateur à la main propose de nous aider.
Mais absolument TOUTES les toilettes sont fermées.
Cet ange sublime est doté d'une voix des plus douces et il semble extrêmement ennuyé de ne pas réussir à nous aider.
[punaise...j'me rend compte que j'étais vraiment frapadingue quand j'ai écrit tout ça! Lol mais c'est vrai qu'il était très beau!]
Dehors, la nuit est toujours belle et quasiment toutes les façades de bâtiments sont éclairées.
J'appelle mes trois compagnons qui sont à quelques mètres, sur la terrasse du McDo.
Il est quasiment 1h00, le McDo est plein.
Je m'assoie à leur table et leur raconte tout. J'avoue que j'suis un peu folle. Je parle tellement vite que je dois tout répéter trois fois. [Je vous explique même pas la tête de ma paille quand j'ai eu fini mon Ice Tea!]
J'étais tellement excitée que j'ai photoshopé toute la nuit tant j'avais pas envie de dormir!
Et impossible de me défaire de cette chanson dont les paroles s'étaient désormais imprégnées définitivement dans ma mémoire, comme tous les moments de cette soirée.
13:55 Publié dans Cannes 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.07.2007
Day 8/9
[Bientôt la fin!]
Bon....durant la nuit j'ai rêvé que je matais le dernier Ferrara dans le cinéma le plus minuscule de monde (j'étais seule dans une salle de deux places..!).
Et le film mettait en scène un marabout qui dessinait des triangles à la craie sur un grosse pierre...et les triangles étaient censés indiquer les différentes orientations du soleil aux heures de la journée...
Quel rêve space...
Ce qui est sûr, c'est que ce soir je vais voir le Ferrara. Séance unique: 00:30.
le billet indique « tenue de fête » mais je mettrais quand même les chaussures qui font mal, parce que bon, j'voudrais vraiment pas être refoulée à cause de mes tongs!
Aujourd'hui est également le jour des cartes postales.
Je craque et me fais des cadeaux, parce que mes pieds me font mal mais que j'suis tellement heureuse d'aller voir le Ferrara! J'expérimente et essaie de voir comment la journée peut-être meilleure! Donc je m'achète un livre sur Gena Rowlands et un très joli notebook en me disant qu'un jour, quand il sera plein, j'le donnerai à quelqu'un avant de changer de vie.
Un petit restaurant asiatique est devenu notre QG depuis quelques temps. C'est ici que les boissons sont les moins chères (et avec la chaleur on en a bien besoin), et on peut acheter à l'unité...je ne saurai dire combien de nems j'ai pu manger à Cannes, mais le nombre est élevé je pense! et mon bonheur était à son comble.
Donc, nous sommes restés au restaurant jusqu'à 23:30 à peu près.
Près des marches, il y a relativement « peu » de monde. Je prend le temps de filmer un peu à droite à gauche.
J'ai finalement mis la robe noire avec les fameuses chaussures.
Une fille d'origine...russe, ou de l'Est du moins essaie de me soutirer mon ticket en insinuant (assez explicitement en fait) que j'suis vraiment trop mal sapée et que je ne serais sûrement pas autorisée à monter les marches.
Sur ce j'lui dit clairement que s'il y a bien une personne sur qui elle est mal tombée pour récupérer un ticket, c'est bien moi!
Elle tire la tronche et va voir ailleurs.
Anyway, on attend que les vigiles nous ouvre les barrières.
Sur les marches: une équipe est en train de tourner des scènes! J'étais un peu loin mais il me semble qu'un petit travelling était monté sur le tapis. Et des acteurs descendaient les marches (pendant que la projection du film The Man From London de Bela Tar se terminait) suivit de très près par une caméra, une perche, une scripte...tout le petit monde quoi!
L'équipe décampe ensuite et se dirige vers la plage.
Une des barrières s'ouvre et nous laisse très près des marches. Je me demande si Abe va monter où s'il est déjà dans la salle. Auquel cas, il ne descendra peut-être pas....
Descente de la projo The Man From London.
[J'me rend compte que j'ai noté aucun nom là, parmi les gens qui sont descendus...je crois que j'étais « un peu » ailleurs!]
Ma mini DV est allumée et j'attend patiemment de filmer vous-savez-qui.
Finalement nous montons les marches et j'me retrouve du coup à fimer ma montée en cam subjective...
Nathalie et moi retrouvons nos sièges bien au centre d'un rang, enlevons nos chaussures et fixont l'écran puisque que, vu le monde qui s'est ramené d'un coup, l'entrée de Gil et Jean-Pierre est peut-être compromise.
Et là, qu'est-ce que je vois sur l'écran?! Je vous le donne en mille.
Eh bien oui...Une voiture officielle arrive et Abe, Asia et toute la team monte les marches en même temps que tout le monde.
Les photos que j'aie sont donc des photos de l'écran, dégoûtée que j'étais d'être arrivée dans les premières et d'avoir donc monté les marches si tôt.
Mais bon, j'suis mal placée pour me plaindre, sans compter que la pace est parfaite pour apprécier le film et qu'après tout, c'est ça qui compte.
Gil et Jean-Pierre nous rejoigne finalement et Gil se fait un plaisir de me dire qu'il a monté les marches avec Ferrara. C'est en entendant la phrase que j'me rend compte de la futilité de la chose.
Avec tout l'amour que je porte à cet artiste, je pense vraiment que je ne pourrais me satisfaire de « monter les marches avec lui ».
Je rêvasse dans la salle...un jour je serai à New York...je prendrai un café avec Keitel, Ferrara, Jarmusch...ah là là Keitel...
Bref.
Le film démarre. Il est bien loin de tout ce que j'avais pu imaginer malgré mes lectures assidues de tout ce qui touchait à ce fameux Go Go Tales, mais c'est une très agréable suprise en définitive.
Je ne sais pas trop par quel miracle une minuscule « mécanique » artdu [art du spectacle, titre officiel de ma filière] s'est mise instantanément à la fin du générique.
Les lumières se rallument et je m'épanouie comme une fleur au soleil.
Penchés par dessus le balcon, on aperçoit Abe et sa team qui quittent la corbeille et sortent de la salle.
Les gens se pressent pour essayer de le choper. Et nous nous retrouvons tous sur les marches de nouveau! [fait rare puisque le public descend quasiment toujours par les marches du côté et n'a plus accès au tapis rouge à la fin d'une séance quelle qu'elle soit.]
Arrivés « au bout du tapis », Gil et moi nous regardons perplexe.
moi: « c'est dingue ça...il vient juste de sortir et il a juste disparu! »
Gil:«Merde...ah merde merde merde. »
J'me retourne finalement en entendant flashes et voix et Abe est juste derrière moi!
Je donne un coup de coude à Gil qui se retourne et s'extasie.
Abel Ferrara arrive face à moi (normal, j'suis au bout du tapis et faut bien avouer que ça bouchonne). Les gens se jettent sur lui pour lui serrer la main. J'suis bousculée et poussée contre lui finalement. Il me regarde et me sourit...mais je suis pas vraiment sûre qu'il me voit parce qu'il a l'air tellement tellement stone.
Tellement stone que je ne sais même pas quoi lui dire. A ma droite une mince ouverture le laisse sortir et il rentre dans un car destination aéroport de Nice.
Il est à peu près 3h00 du mat'.
J'ai pas du tout envie de dormir.
J'enlève mes chaussures et marche en regardant le sol...[parce que bon...avec la foule j'vous explique pas comment c'est crade quand même par terre!]
Sur le chemin vers la voiture je sais déjà que Gil est moi allons être en désaccord complet sur l'intérpretation du film et ça me fait plaisir. I wouldn't like it any other way.
Je rentre dans le vif du sujet...et c'est gagné. On est aux antipodes. Nathalie et Jean-Luc sont euphoriques et nous laisse nous créper le chignon gentiment! [L'expression marche bien parce que mon père a les cheveux longs!]
première de retour au bungalow: j'allume mon ordi et j'écris...pour le blog de ciné peut-être...[dès que le film sort, je posterai mon humble « critique » de fan archi fan ultra pas objective pour un sou!]
je m'couche à 6h00 et reste en pleine euphorie...[jusqu'au vendredi...à tel point que j'ai carrément OUBLIE que le lendemain, le jeudi, Scorcese donnait la leçon de cinéma dans la salle Buñuel!! hum hum...
c'est pour dire!] Day 9....nada donc! des plans, quelques photos, des petites balades...i just enjoyed being there :)
Demain donc, le jour 10! Le vendredi mémorable où, après les lentilles et les chaussures, c'est mon fut qui a morflé!
A croire qu'une puissance supérieure esayait de maintenir un équilibre et me disait: « il va t'arriver un truc génial mais il faut que tu le mérites alors il va aussi t'arriver des petites bricoles! »
LOL moi j'suis pour à donf...mais ça n'a pas continuer depuis...c'est peut-être parce que j'étais passé sous ce tuyau quelques jours plus tôt!
13:45 Publié dans Cannes 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Day 5/6/7
toujours pour Quad et Eli! (désolée de pas mettre les couleurs mais mon temps est compté ici! c'est aussi la raison pour laquelle je mettrais des photos plus tard...)
Day 5
C'est dimanche, il fai beau, tout est ouvert. Gil et Jean-Pierre nous obtiennent des places pour « Chacun son cinéma », le fameux film anniversaire de Cannes.
Donc la journée s'annonce plutôt bien.
En milieu d'après-midi, nous nous retrouvons tous les quatre dans le vieux Cannes pour honorer une invitation faite par Basile (le président du festival du film Panafricain).
Des petites rues pavées, des balcons fleuris et nous arrivons chez monsieur Araken, peintre vénzuélien dont la gallerie fait office pour aujourd'hui de salle de projection.
Je me mets à filmer les gens et les gens s'en amusent, me prennent en photo pour se venger. Tout le monde rit en éclat et l'ambiance est excellente.
Des sénégalais, des argentins, des américains, des français...
Arrivés un peu tard, nous ne verrons que deux films: Des Terres Minées et Une vie volée.
Le premier était vraiment excellent, intéprétation impeccable, un brin de fantastique dans un réel pourtant douloureux et des images sublimes. L'action se situait dans une cité et nous suivions un jeune qui s'embourbe dans les ennuis avant de s'en sortir.
Le deuxième n'était en fait qu'un teaser d'une vingtaine de minutes qui nous montrait un jeune Sénégalais (je crois) vivant en France et qui se fait tabasser par la famille de sa copine: elle est marocaine.
Au village natal, les parents du héros recoivent une lettre de leur fils qui leur explique ses problèmes. Un ami des parents propose de marier leur fils à sa fille mais eux préférent aller voir un marabout et lui demander ce qu'il en pense.
Le « preview » s'arrête alors que le marabout dit que le fils va rencontrer quelqu'un d'autre sous peu.
La partie française était vraiment moins bien que celle africaine à mon goût. Toute la famille marocaine jouait trop mal ce qui contrastait grave avec la famille Sénégalaise.
Le réalisateur de ce film avait déjà eu un film sélectionné à Un Certain Regard: Urban Jungle.
Il était présent et quand il s'est approché de moi, j'ai cru que c'était pour parler de cinéma. Non contente de pouvoir ressortir mes cours sur les cinémas d'Afrique (Monsieur Rullier MERCI pour tooooooooooouuuuuuuuut!!!) je me suis pavanée comme un coq avec des Ousman Sembène par-ci, des Souleimane Cissé par-là et des Djibril Diop Mambéty en veux-tu en voilà! Avant d'être interrompue par des: « Tu es vraiment très très jolie! ». J'me suis donc planquée derrière mes « menteries habituelles »...et j'ai de nouveau déballé l'amant fictif qui ressemblait étrangement au Bob de ma classe.
Et j'me suis rappelée combien ma mère avait raison: « ma fille, tu vas voir, les blacks aiment bien les blondes potelées. »
J'ai donc retrouvée Nathalie vite fait après que le réal m'ait (un peu) forcée à signer un papier qui certifiait notre présence deux jours plus tard lors d'un cocktail pour la clôture de la compétition OHOA (un autre festival du film panafricain).
Il commence à se faire et Jean-Pierre, Nathalie, Gil et moi retournons à la voiture pour nous changer puisque cette fois, c'est bien précisé sur le billet: dressing suit and tuxedo.
On se change dans la ruelle, et sous les regards amusés de quelques personnes à leur balcon. Mes chaussures me font trop trop trop trop mal...mais bon.
De nouveau nous voici près des marches rouges. Des gens en smoking sortent leur chéquier pour racheter des places...je ne sais pas s'ils ont eu du succès. Nous entrons, et ce coup-ci nous sommes fouillés bien comme il faut (pour le U2 j'avais pu garder ma caméra et mon appareil photo à l'intérieur de la salle!).
Nous sommes de nouveau bien placés au mileu d'un rang, au balcon. Nathalie et moi enlevons nos chaussures douloureuses.
Frémaux fait son speech et le film commence...quelques noms:
Raymond Depardon
Theo Angelopoulos
Abbas Kiarostami
Youssef Chahine
Aki Kaurismäki
Frères Coen
Jane Campion
Lars Von Trier
Gonzalès Inarritu
Chen Kaige
Frères Dardenne
Nanni Moretti
Walter Salles
Amos Gitaï
Takeshi Kitano
Hu Hsiao Hsien
Wong Kar Wai
Zhang Yimou
Gus Van Sant
Ken Loach
Michael Cimino
Wim Wenders
Elia Souleiman
David Cronenberg
Roman Polanski
(il y en a sept autres dont j'ai noté un bout de l'hitsoire mais dont j'ai oublié les noms...)
Je crois que mon préféré est quand même celui de Cronenberg avec celui de Chen Kaige.
Le Cronenberg était intitulé: « Le suicide du dernier juif du monde dans la dernière salle de cinéma ». (Ca vous donne un peu une idée!)
En sortant je repense à Paris Je T'aime (dont j'ai aimé trop peu de sketches) et me dit que ça c'était quand même une belle claque!
De nouveau un petit tour sur la Croisette, pieds nus pour moi, puis retour à la voiture et au bungalow pour une merveilleuse nuit pleine de cinéma.
Day 6
Mhhh....pas grand chose ce jour là. Je filme du côté de la gare et y reste un sacré long moment. Sous l'autopont je découvre des couvertures et quelques bouteilles de bières: il y a des clochards qui dorment ici, ça ne fait aucun doute. Je continue de filmer. Je pense à The Shield et à mon frère qui m'attend pour les regarder.
Je commence quelques repérages dans les magasins pour trouver un cadeau pour la fête des mères.
Le soir tombé, nous faisons une halte au casino du Noga pour nous renseigner sur ce fameux tournoi de Texas Hold'Em caritatif auquel devait participer Negreanu. Personne n'y est capable de nous renseigner...
Day 7
Il semblerait que la journée commence à 20h.
Donc à 20h nous voici à l'espace Miramar pour la soirée de clôture du OHOA. Basile nous voit et nous fait passer devant tout le monde.
Le festival OHOA est une autre branche de La Semaine de la Critique. Le président cette année est Alex Descas (que je n'ai vu que dans Trouble Every Day de Claire Denis).
Il récompense en fait des scénarii. Les deux films qui nous sont montrés sont donc respectivement les vainqueurs de 2004 et de 2005 dont les scénarii ont été réalisés.
Premier film: Sasha et Désiré...une image incroyable, une superbe reconstitution des années 30 en France et une histoire d'amour assez...mmmhhh...moi je dirais « quelconque », mais bien des gens diraient « jolie ».
Le second: 24 Heures de la Vie d'un Mort...sans commentaires, humour potache et déroulement prévisible dès le deuxième plan.
[je sais que je sonne méchante, mais je vais pas me forcer à aimer des films non plus...]
Cocktail...c'est ici qu'intervient le fameux copain de Basile dont je n'ai pas retenu le nom...celui qu'on avait rencontré le premier soir et qui m'a tirée des griffes du réalisateur un peu trop content de me revoir.
Une autre personne se trouvait à ce cocktail: Miss Ouriel Clark. Une grande dame qui ressemblerait à la fille de Prince et de Tina Turner s'ils en avaient eu une.
[Ouriel Clark est depuis quelques années une amie de mon père qu'il a rencontré au festival et avec laquelle il a gardé contact. Je l'ai rencontré il y a quelques années à Paris lors d'un fête de la musique assez...pffiou...épique, à laquelle elle m'avait fait chanter (dans le sens propre du terme j'veux dire...pas dans celui de chantage!...)].
Donc, de grandes retrouvailles avec Ouriel Clark que je filme et qui sourit à tout le monde. Son accent américain me plait tellement, j'aimerais bien parler français comme ça!
La soirée se passe à La Plage du Goéland...sur une de ces fameuses plages privées, plus précisément, sur celle juste à côté du cinéma de la plage. En m'avançant sur le sable je vois à quelques mètres Le Tambour de Schlöndorff et je me rappelle combien ce gamin me faisait peur quand j'étais petite, avec ses cris qui brisaient la verrerie.
Donc, quand je ne suis pas avec Ouriel à parler musique je suis avec ce fameux pote à Basile qui me parle d'informatique...je ne comprends rien...il me parle de balises à mettre en haut de mes pages si je veux qu'elles s'affichent en premier...il parle .gifs, flash, php, html, son cigare fait remonter une vieille odeur dans ma mémoire. Je ne comprends rien à ce qu'il raconte...et il ne fait que parler et parler et parler...je ne sais pas comment m'en sortir quand Nathalie déchiffre un de mes regards à la perfection...elle prend plus ou moins le relais pendant que je prends l'air sur la plage.
Un feu d'artifice est tiré. Ce doit être le troisième depuis qu'on est arrivé à Cannes. Au loin, le bateau de l' Emir du Qatar.
13:35 Publié dans Cannes 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2007
Cannes day 4
For Quadra and Elifaust
19/05/07
Ma journée ne commence pas très bien...je n'ai qu'un seul oeil qui voit bien, et, ce qui ne doit pas arriver arrive: je perds une lentille.
Organisée et prévoyante comme je suis, j'ai pris soin de laisser mes jeux de rechange et mes lunettes à la maison...à quelques 12 heures de route donc.
Le pire c'est qu'elle a vraiment tout simplement disparue! La veille j'avais mis les deux dans leur étui avant d'aller me coucher et au matin, l'une d'elles s'était fait la malle!
Bon...adepte du Think Positive, il en faut quand même plus pour me mettre hors de moi.
14h16. Mon mp3 sur les oreilles (qui s'effrite de toutes parts...j'en laisse des bouts irrécupérables sur le trottoir!), j'attends l'ouverture d'un Krys. Gil et Jean-Pierre, les seuls badgés, sont partis chercher des invitations pour Nathalie et moi.
[à Cannes, lorsqu'on est badgés, on n'a pas besoin d'invitations pour les films...avouez donc que c'est curieux que SEULS les gens badgés puissent aller en retirer! De même, et ça c'est encore plus aberrant, il faut être badgés pour aller se faire faire un badge! Bah oui...même au bout de 60ans y a quand même des trucs un peu bizarres.]
J'attends donc que l'opticien ouvre et sauve mon festival. Au-dessus d'un restaurant, non loin de là, une batterie se fait entendre avec plusieurs rythmes hasardeux.
Bon...j'ai un peu de temps à tuer avant 15heures et comme je me trouve devant un «marché», autant aller regarder un peu avec mon oeil unique.
De l'argenterie, des bijoux, des livres, des exposants...ce qui me frappe avant tout est la gravité et la dureté sur les visages des marchands. Je suis très mal vue avec mon caméscope et il n'en faut pas plus pour m'intimider (de toute façon, j'ai qu'un oeil! Alors pour la mise au point, ce serait franchement trop galère!) L'appareil photo passe un peu mieux et seuls deux petits vieux me paraissent chaleureux. Je les prends en photo de loin en zoomant avant de venir au stand et de discuter un peu avec eux.
C'est là que j'ai compris que ce n'était pas un marché, mais un vide grenier et que la plupart des gens présents sont des cannois...lui-même ne tient pas particulièrement les cannois dans son coeur. [c'est une chose qu'on entendra plus d'une fois tout au long du festival.]
Je regarde les tableaux et tombe amoureuse de celui-ci:
Le temps file, je reviens à ma place et constate qu'une guitare tout aussi...laborieuse que la batterie s'est ajoutée à la « musique dans l'air ».
Tout d'un coup me reviennent en mémoire les piètres prestations musicales qu'offre Cannes (du moins pendant le festival). Okay...autant pour le cinéma, ça gère...mais alors la musique! AU SECOURS!
Je me rappelle les cocktails sur les plages privées qui engagent des groupes vraiment mauvais (pardon pour eux) et qu'on entend lorsqu'on long la croisette. Je pense à ma région si pleine de musiciens de grande qualité à ses quatre coins.
Le Krys finit par s'ouvrir. J'y rentre en courant et m'arrête soudainement lorsque j'entends un morceau de Cymande, exactement le même que j'ai dans mon mp3. Je regarde l'opticien avec un grand sourire.
« C'est marrant, j'adore cette musique!
_J'vous demande pardon?
[Ben oui...c'était juste mon mp3 dans mon sac! Et comme j'ai l'habitude d'écouter les trucs que j'adore à fond, j'avais l'impression que c'était dans le magasin...]
bref, par miracle, ma correction est disponible (ça j'avoue que j'ai toujours trouvé ça incroyable...avec toutes les corrections possibles qu'il peut y avoir comment est-ce possible que les opticiens les aies toutes???...ils ne doivent pas les avoir toutes...)
je continue d'errer dans les rues en me rappelant qu'il y a une conférence ou quelque chose du genre à la Fnac à 16h...j'y retourne donc largement déçue puisque c'est en fait une séance de dédicace d'Alain Chabat et d'Eric Lartigaut à l'occasion de la sortie en DVD de Prête-moi Ta Main.
Un rapide coup d'oeil sur les Calvin & Hobbes, les Corto Maltese...et j'entend le dernier Bjorn Berge! Petite conversation avec un vendeur de la Fnac très rigolo...mais comme le prix des lentilles m'a un peu calmée quand même, je repars les mains vides après un coup de fil de mon père.
On se retrouve dans un petit bar et Nathalie et moi, déjà aux anges, recevons nos places pour U2 3D.
Projection 22h30. Théâtre Lumière. Tenue de Fête. (donc pas smoking ni robe de gala exigés!)
Pour rendre mon bonheur encore plus exquis, le cinéma de la plage diffusait La Leçon de Piano à 21h00.
Donc Nathalie et moi nous sommes fait une bonne injection de Keitel avant de rejoindre les gens à côtés des marches rouges, avec notre invit' et nos étoiles déjà plein la tête.
[Gil et Jean-Pierre puisqu'ils étaient badgés, ne faisaient pas la queue au même endroit que nous].
Alors qu'on attend l'ouverture, on constate qu'une sono est en train d'être montée en haut des marches...
puis une batterie est installée...
...
...
...
Oh My God. La rumeur est unanime au coeur des gens qui attendent: U2 va venir jouer. J'en tremble de partout. La sono fait monter l'adrénaline en nous faisant un petit medley de morceaux d'un de mes groupes favoris (vieux albums surtout).
Sur l'écran j'admire Javier Bardem complètement déchaîné qui chante et hurle sur les morceaux qu'on entend. J'adore ce type, j'adore sa gueule, puis il a l'air trop cool.
Puis une voiture officielle.
En sorte Bono, The Edge, Adam Clayton et Larryu Mullen ainsi que Catherine Owens. Ils montent les marches. Et U2 prend les instruments et nous libère enfin de l'attente avec un Vertigo qui détonne.
Le groupe de smoking parmi lequel j'étais me regarde un peu bizarre alors que je hurle comme une tarée, je saute...bref...je fais chier tout le monde puisqu'on était tellement serré que normalement on en pouvait pas bouger!
Le second morceau est mon préféré, et...je crois que je l'ai fait savoir à tout le monde! Lol
« Where the Streets Have no Name »...rah là là là là là là!
Là ça se passera de mots!
Les vigiles ouvrent les barrières et la voix off insiste sur le fait que 2400 privilégiés ce soir vont voir assister à quelque chose d'incroyable.
On entre dans le Théâtre Lumière...il est 00:15. On récupère les lunettes. [bah oui parce que c'est un concert de U2 projeté en 3D.]
Nathalie et moi nous trouvons au balcon, ultra bien placée, pile poil au milieu. On regarde l'écran [qui diffuse la montée des marches] en guettant Gil et Jean-Pierre.
Nathalie est un peu plus loin dans le même rang que moi et je me retrouve entre une Canadienne d'une quarantaine d'années qui vit à Los Angeles et avec laquelle je discute.
C'est une fan de U2 et de Bono surtout dont elle admire les engagements et les actes. Elle a vu le groupe plusieurs fois en concert.
Je lui parle un peu de mon appréhension, parce que c'est vrai que je ne vois pas bien l'intérêt de regarder un concert, surtout de U2, assis confortablement dans un fauteuil...comment est-ce qu'on va sauter ou danser?
Elle rigole et dit que ça ne la dérangera pas si je saute et que je danse.
Gil et Jean-Pierre nous rejoignent et s'installent non loin de nous.
A ma gauche se trouve un homme habillé en smoking, plutôt d'une soixantaine d'années quant à lui accompagné de sa femme à sa gauche à lui. Il peste contre la jeune fille devant lui qui ne s'adosse pas à son siège et qui lui gâchera donc un bout de l'écran. Puis il discute avant de sa femme avant de faire finalement au phrase à l'imparfait du subjonctif et d'ajouter « maintenant je peux aller en prison. »
Je le regarde curieusement et il m'informe donc qu'une très vieille loi (à ce jour pas abrogée) interdit l'emploi de ce temps. On discute de tout, de rien, de mon bac L et de ses études de droit.
En fond sonore, on entend (et voit aussi) une multitude de gens appeler des potes.
« Hey! Tu devineras jamais où je suis? Quoi il est minuit passé? Devine où je suis? Je suis à un concert de U2 mon vieux! »
Plein de gens sont debout et essaie de regarder en bas (le groupe et la réalisatrice se trouvait dans l'orchestre of course.)
Et d'un seul coup j'me sens vraiment comme à un concert. Tout le monde discute, fait connaissance. Il y a beaucoup de bruit et une chaleur extrêmement rassurante.
Thierry Frémaux arrive et nous demande de tous mettre nos lunettes pour faire une photo souvenir.
Il présente tous les gens connus dans la salle et à mon grand plaisir Wim Wenders est présent. Alors qu'il prononcent les noms des membres du groupe, la foule se met à hurler, promettant une vive ambiance pendant le...le...disons « show ».
Le film commence. Il est 1h10.
La première sensation est incroyable (les autres aussi, mais la première surprend vraiment). Les lettres du générique apparaissent et on pourrait les toucher. Les gens hurlent de joie de nouveau. Le groupe apparaît comme s'il était à 5centimètres. On n'a pas cessé de s'émerveiller de ce prodige. Les images sont sublimes, la scène de U2 est magnifique, la prestation énorme, les couleurs incroyables...
Les bras levés du public semblaient si proches de moi que je ne savais même plus si c'était dans l'image ou réellement la personne dans le siège devant qui levait les bras. De même, mes hurlement de fin de morceaux ou pendant les solos me semblaient tantôt être ceux du publics « diégétique » lol et tantôt celui de la salle...alors que c'étaient tout le temps les deux!
A ma grande surprise, mon voisin de gauche chantait lui aussi, comme nous tous, sur Sunday Bloody Sunday et les autres tubes.
Oui, c'était vraiment plus un concert qu'un film. Parce que le public était largement composé de fans et venait voir un concert. Quand le public du concert allumait des briquets, nous allumions nos portables pour les agiter et la lumière des écrans était très jolie à voir dans la salle toute noire.
THIS IS JUST MAGIC.
Le show dure à peu près 50 minutes.
En sortant, on est tous encore plus fous qu'à l'entrée. Nathalie est en larmes, elle pleure de joie et n'arrive plus à s'arrêter.
L'ovation dure un très long moment.
On sort. J'appelle ma mère. Jusqu'à épuiser quasiment l'entière batterie de Gil.
Retour au bungalow. Impossible de dormir, impossible de dormir, impossible de dormir.
Et je suis heureuse qu'une journée qui commençait plutôt mal, se termine si bien.
17:10 Publié dans Cannes 2007 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Cannes day 2 & 3
(lol, je trouve ça assez horrible sans le film en fait!)
For Quadra and Elifaust
17/05/07
Bon…ce mal de ventre me cloue au lit pour une bonne partie de la journée (puisque je ne peux littéralement pas me lever et reste pliée en deux). Les médocs mettent dix mille ans à faire effet et ce n’est que vers 16heures que je peux me mettre vraiment debout et tenir.
J’épluche donc les magazines récupérés la veille. J’écris, je pense à un film faisable toute seule (toujours cette terrible angoisse des autres ! lol)
Je fais des photos et filme un peu le camping dans lequel nous allons rester jusqu’à la fin du festival.
J’y rencontre un couple d’américains qui partent le lendemain et avec lesquels je discute un petit moment (quelle bonheur de parler anglais !!!).
Je retourne dans le bungalow. J’établis le programme des films que je voudrais VRAIMENT voir et il se trouve qu’il est trèèèèèèèès court : U2 3D de Catherine Owens (le 19) et surtout surtout surtout, Go Go Tales d’Abel Ferrara (le 24).
Donc globalement, c’est largement faisable, et je crois qu’on aurait pu trouver plus exigeant que moi sur ce coup-là ! lol
Je rêvasse sur le film anniversaire du festival, projeté au théâtre Lumière le dimanche 20 mais me ressaisi en me disant qu’il sera impossible d’avoir des places. [c’est Chacun Son Cinéma : 35 courts-métrages de 3minutes environ par 35 réalisateurs différents sur le thème de la salle de cinéma.]
Il fait beau et chaud. Le mal s’estompe.
18/05/07
Ca va beaucoup mieux…et il faut que je vois un film aujourd’hui. Absolument.
L’Avocat de la Terreur de Barbet Schroeder. (Documentaire sur Maître Vergès).
(Entre nous, j’ai jamais vu un type aussi efféminé que ce cher Barbet ! lol )
Bon. J’ai adoré. Mais comment et pourquoi est-ce qu’on adore un documentaire ?
En fait, je l’ai surtout aimé parce que Vergès y parle beaucoup. J’avais un peu peur que beaucoup trop de choses ne nous soient rapportées par d’autres, mais c’est bien lui qui est le plus souvent filmé et interviewé.
J’ai aussi aimé parce qu’il m’a fait changé d’état d’esprit sur le bonhomme ! (Et je n’aime pas rester plus de quelques années sur des certitudes).
Après, d’un point de vue cinématographique…je ne sais pas trop. On sait que le cinéma implique des partis prix, alors à quoi rime un documentaire qui se voudrait objectif ? Un réal qui fait tout pour ne pas se mouiller et qui brandit une multitude de « témoins » pour essayer de s’effacer lui-même ?
Je ne sais pas trop.
[En y re-réfléchissant, je ne sais toujours pas ! mais un de ces quatre, j’me poserais plus sérieusement la question !]
Je me retrouve de nouveau dans les rues, à regarder les gens, les filmer. A un moment, je passe sous un énorme tuyau dans lequel tombe des pierres d’un toit jusqu’à un camion. Un travailleur vêtu d’une casquette et debout dans le pick-up stabilise le tuyau avec ses deux mains.
Il m’interpelle alors que je passe sous le tuyau.
"Vous êtes pas superstitieuse ?
_C’est pas vraiment une échelle mais non, j’le suis pas.
_Bah de toute façon, il peut pas arriver de malheur quand on sourit comme vous. »
Et oui, il en faut peu pour rappeler la midinette à l’ordre, celle qui meurt pour juste une gentille phrase de ce genre !
Je pense à une échelle, je pense à Cannes et me sens un peu triste.* [voir tout en bas même si ça a peu d'importance...certaines pages recèlent de random thoughts like this one.]
Me voici devant la Fnac , et je ressens le besoin immédiat d’aller écouter un peu de musique.
J’en suis ressorti avec un coffret Angelopoulos : Le Regarde d’Ulysse (Keitelmania oblige) et L’Eternité et un jour + Le Temps des Gitans d’Emir Kusturica + tausendaugen [description de la revue trouvée sur le web : Revue indépendante, entièrement réalisée par une équipe de bénévoles, Tausend Augen mène depuis dix ans un ambitieux travail critique. Cinéma, télévision, art contemporain, vidéo, photo, Internet,… Dans un contexte critique marqué par le consensus, la ligne éditoriale cherche à briser les chapelles en réconciliant fond et forme : réfléchir sur les notions de représentations, de discours et d’idéologie, considérer aussi l’art comme inscrit dans une globalité qui le dépasse, et non comme la simple expression d’un artiste, si talentueux soit-il. Les dossiers thématiques proposent des analyses exigeantes et stimulantes. Les portfolios sont dans chaque numéro un espace de création pour des plasticiens, des photographes… Les articles et les entretiens exclusifs invitent à un butinage curieux et attentif du monde des cultures audiovisuelles. Enfin, une politique suivie de traduction d’inédits ouvre une fenêtre sur la pensée en mouvement à l’étranger.]
[inutile de dire que c’est ULTRA INTERESSANT !]
J’ai donc acheté le n°31 : Le Choc des super-héros, anatomie de la Nouvelle Amérique.
Bref…j’ai un peu mal au cœur en passant aux caisses et me console en me disant qu’au moins…j’ai pas craqué pour un Corto Maltese…
Retour dans les rues à filmer d’autres artistes sur la croisette. Un « sculpteur de sable » sur la plage.
Le soir, Nathalie et moi nous installons au cinéma de la plage pour une projection d’un grand classique que je n’avais jamais vu et qu’elle aimait beaucoup : Les Parapluies de Cherbourg. Inutile de dire que j’ai adoré !
Toutefois…il faut bien admettre qu’il y a quelque chose de profondément déplaisant dans tout ceci…cette mascarade cannoise. Par exemple : le concept des plages privées restent un point qui me met dans tous mes états (colériques surtout).
Et même le bout de plage devant l’écran est privé. Des transats sont installés, des couvertures sont même fournies aux gens badgés et des barrières délimites le bout de plage séparant les badgés des non badgés.
Ensuite et TOUT le long de la croisette, sont dressés des chapiteaux pour la quelque centaine de cocktails qui ont lieu tous les soirs et sur des bouts de plages tous privés donc.
Ainsi vous avez plein de petite « plages » qui portent des noms différents : il y a celles qui appartiennent aux hôtels (plage du Carlton, du Hilton et du Martinez) et d’autres telles la plage du Goéland, le Palm Beach et…etc…
Bref…de quoi pester contre la richesse environnante et le capitalisme si odieux qui règne en pareil endroit…
Mais bon, je suis venue pour filmer et, éventuellement, voir des films !
Et en ce qui me concerne, je ne tiens pas franchement à torturer mes pieds dans les chaussures hauts-talons que j’ai depuis des années et je ne mets jamais !! (elles font trop mal !!!!)
[j’me rends bien compte que ça le fait pas de dire du mal d’un festival quand on a la chance d’y aller…mais c’est juste qu’il ne faut pas oublier que Cannes, si c’est du cinéma, c’est aussi énormément de pubs, de brassages d’argents et de superficialité…
J’ai même entendu des gens demander des tickets pour « Les marches rouges.
_Quel film vous voulez voir ?
_N’importe. Mais un film pour les marches rouges ! »
Donc bon…]
Bref…en fin de soirée, nouvelle tournée de hôtels, au Martinez, on reste bouche-bée mon père et moi devant une des actrices récurrentes de Youssef Chahine [dont on n’arrive toujours pas à se rappeler du nom].
Les toilettes de ces grand hôtels sont franchement hallucinantes (alors j’imagine même pas les suites !) et Jean-pierre les filmes !
Fin de la journée…
Demain, vous verrez pourquoi l’épisode « sous le tuyau » était important…
[je reviendrai garnir cette note de quelques photos à moi]
*le note est déjà assez longue...mais en gros, il y a quelques années je correspondait avec Elias McConnell qui avait joué dans Elephant de GVS et il m'avait dit qu'un jour peut-être on se rencontrerait à Cannes et qu'il m'embrasserai sous une échelle.
oh la vache...ce que j'aime pas me sentir midinette!...
02:10 Publié dans Cannes 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.06.2007
For Quadra
(and those who care)
Avant de partir pour Cannes, j’avais eu le temps de faire un tour à la “maison” et de lire ton post sur lequel tu demandais un journal de bord détaillé du festival.
Autant être honnête, ce n’est pas chose aisée lorsque l’on est si peu rigoureuse, ultra bordélique et flemmarde comme je peux l’être !
Toutefois, je m’y suis tenue comme je le pouvais et bien qu’il ait souvent pris des tournures de « cahier de gribouillis », ce journal existe (même s’il n’est pas très très détaillé).
Here ya go !
Avant de commencer, je précise que nous étions quatre joyeux compagnons dans cette « aventure » :
_Nathalie, une institutrice qui vient de réaliser son premier film que mi padre produit et que je rencontrais pour la première fois.
_Jean-Pierre, voisin, acteur et surtout ami de la famille.
_Mi padre y mi.
15/05/07
Endormie dans la voiture. Au réveil, la première chose qui s’offre à mes yeux est un concessionnaire Maserati, Ferrari que je contemple par la fenêtre avant de penser : « okay, je pense qu’on est arrivés ! »
16/05/07
[pas grand-chose le premier jour]
Chaleur harassante (à laquelle on n’est pas habitués dans ma région). Marches rouges. La Plage. 60 affiché partout. « Bienvenue au festival de Cannes » au-dessus de « toutes » les routes.
Les innombrables escabeaux devant les marches et au milieu de la route (bien sur la ligne blanche pour laisser passer les voitures officielles). Les jumelles, les belles robes et les smokings qui tendent des pancartes avec « My Blueberry Nights, please, por favor, SVP ».
Ce brouhaha si agréable de mille langues. Ces palmiers en carton pâte pour cette Californi-a wannabe. Ca me refait sourire.
C’est parfaitement conforme à mon souvenir et à mon grand plaisir, je n’ai rien oublié et me ballade de nouveau avec aisance dans les rues parallèles et perpendiculaires.
Montée des marches du premier jour (avec cette atroce voix qui a le pire accent anglais au monde et qui écorche toujours les noms étrangers…) :
Le Jury : Stephen Frears (président), Maggie Cheung, Toni Collette, Mara DeMeideros, Sarah Polley, Marco Bellocchio, Orphan Pamuk, Abderrahmane Sissako, Michel Piccoli.
And then :
Liz Hurley, Valentino, Barbet Schroeder, Hippolyte Girardot, Sergio Castellito, Manoel de Oliveira, Clotilde Coureau, Billy Zane, les égéries L’Oréal (Andie McDowell, Gong Li ; Aishwarya Rai, Kerry Whasington (et une autre que j’oublie), Juliette Binoche, Pascale Ferrand, Luc Besson, Fateh Akin...et d'autres que j'oublie...
Ouverture : My Blueberry Nights.
Ainsi donc montent : Jude Law, Norah Jones et Wong Kar Wai …et…David Lynch (rien à voir avec le film, il est juste arrivé à la traîne.)
Le reste de la soirée se passe très calmement, avec une ballade sur la croisette, à admirer les artistes de rue, sculpteur sur bois que je filme et qui s’en réjouit. Le cinéma de la plage est déjà installé [mais je ne crois pas qu’il y ait eu de film le premier soir].
C’est ce premier soir que je rencontre Basile Ngangue Ebelle, directeur du festival du film Panafricain que mon père connaît bien (puisqu’il est un festivalier aguerri). C’est un petit bonhomme (plus petit que moi ! donc puisque c’est rare, il faut que se soit souligner !) extrêmement souriant et chaleureux qui nous bombarde d’invitations pour les projections qu’il organise le samedi et dimanche.
Il est accompagné d’un homme auquel je donnerais 37-38-39ans (c’est plus facile de donner un âge aux blancs) et dont je reparlerai plus tard.
Avant de repartir à la voiture, on fait une petite tournée des hôtels pour y récupérer un max de magazines, de programmes et tout et tout.
(et d’ailleurs j’en récupère un en anglais, avec Vincent Gallo en couverture, qui s’ouvre sur un long interview d’Abel Ferrara !...donc c’était une bonne pêche ce soir là.)
Après cette plutôt « calme » journée qui émerveille déjà nos joyeux drilles (et moi-même hein, j’en suis pas encore au stade où j’suis blasée !), nous retournons donc dans notre bungalow.
J’arrive à m’endormir malgré un mal de ventre qui commence à faire rage et qui allait me terrasser pour toute la journée suivante.
ha! j'ai trouvé le concessionnaire Maserati Ferrari de Mandelieu, c'est exactement celui-là que j'ai vu:
(image cliquable as always)
la suite dès que je retrouve mes pages!
16:10 Publié dans Cannes 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





