03.10.2009
H.P
‘‘Je suis un homme seul, pas un héros, seul mais capable d’apporter une réponse personnelle aux évènements.’’
Un homme seul, dessiné à l’encre de Chine, entouré de mystères et de dangers insondables – et puis cette réponse personnelle, à quels événements répond-elle ? Mystère…
‘‘C’est dans les ténèbres que j’y vois le plus clair’’ semble dire Corto en fumant ses longs et fins cigares de Manille.
Il y a dans ces arrière-cours et ces ruelles étroites plus de signes de la Kabbale que dans Les Manuscrits de la mer Morte, dans la brume qui monte sur la lagune, un effet d’optique qui découpe les personnages en clair-obscur (il est plus facile d’être mystérieux quand on est né à Venise qu’à Saint-Étienne).
Des personnages déplacés, aristocrates déchus, pirates au long cours, cherchant l’Eldorado ou la ¨pierre philosophale – noir profond, lumière crue.
Sais-tu au moins ce que tu cherches Gringo ?
As-tu trouvé ce que tu cherches ?
Un soleil ivre de rage, des femmes dangereuses, énigmatiques, obsédantes et fatales.
C’est définitivement et profondément romantique – surtout que ça n’a pas l’air d’y toucher.
J’adore Pratt en noir et blanc. Il a certainement quelque chose à voir avec Orson Welles. Cette ‘‘Dame de Shanghai’’ se trouve aussi dans les planches d’Hugo. Rien ne sert de mourir – il faut savoir disparaître. Dans ce domaine, c’est le roi de l’embrouille. Tous les personnages savent tout, le lecteur, lui, jamais rien – il imagine.
Certains se sont perdus dans le fond des lagunes, d’autres sont devenus gentilshommes de fortune ou d’infortune.
Bernard Lavilliers
Présentation de Sandokan de Mino Milani et Hugo Pratt, paru chez Casterman
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Commentaires
Et pas un seul petit mot sur le nazisme... Ah voila un prologue bien peu exhaustif.
Ecrit par : Monsieur H | 05.10.2009
Il écrit bien ce con.
Ecrit par : Mais quand même | 05.10.2009
Monsieur H> pourtant, le bougre d'Hugo aurait pu être sur le "bon" chemin ^^
WIKIPEDIA
Son enfance est vénitienne. À l'âge de 10 ans, il part avec sa mère rejoindre son père, militaire de carrière en Abyssinie [2], envahie par l'Italie depuis 1935. Quatre ans plus tard, la Seconde Guerre mondiale s’étend sur tous les continents et les océans. Le père s’engage avec son fils de treize ans dans la police coloniale afin de réprimer les indépendantistes [3]. Après l’offensive britannique de 1941, il assiste au retour de l’empereur Hailé Sélassié dans Addis-Abeba libérée. La famille est envoyée dans des camps de prisonniers. Le père tombe malade et meurt en captivité. La mère et le fils sont rapatriés par la Croix-Rouge en 1943.
Dans une Italie divisée par la guerre, Venise est sous le contrôle des Allemands. Il est arrêté par les SS qui le prennent pour un espion sud-africain. Il est enrôlé dans la police maritime du Reich ; s'échappe au bout de dix-huit jours et se met au service des Alliés, comme interprète et organisateur de spectacles jusqu’en 1946.
Mais quand même> hé ouais...un jour faudra que j'mette son "Utopia"...
Ecrit par : Aguirre | 07.10.2009
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