20.11.2008
Who wants Mackey?
Je sors de l'épisode 12...l'avant-dernier.
J'avais presque réussi à me convaincre que ça pouvait être supportable d'arriver à la fin...après tout, combien de séries peuvent se vanter d'avoir fait un perfect?
Et puis...j'me suis rappelée de la saison 5, de son final et de l'année vide qui a suivie avant son retour.
The Shield avait déjà eu une fin pour moi...somehow.
Mais, en me replongeant dans la « belle époque » Strike Team...et aussi dans la moche...je me rends compte à quel point il fallait un épisode comme ce 12 pour donner ce véritable sentiment de...fin.
Et pourtant il en reste encore un...mais chaque étape de cette saison magistrale nous guidait vers toujours plus d'emmerdes, vers une issue désastreuse...chaque ouverture amorçait une terrible dégringolade qui n'en finissait pas.
Là, ça y est...on est devant la porte.
Half the world wants Mackey, mais c'est nous qui l'avons eu, putain...on a eu ce type sous les yeux pendant 7 saisons et j'peux pas m'empêcher de penser qu'il fallait un putain de mec vraiment solide pour porter un twisted perso pareil.
Un homme petit, musclé, aux yeux durs et chaleureux en même temps, pleins de malice et d'intelligence, aux traits durs et à l'ossature du visage saillante...à la bouche fine qui trace des sourires à la serpe.
Un visage fort, sans aucune mollesse. Rings a bell?
Ouais, il fallait Keitel pour ce rôle...mais honestly, Chicky gave way as much as my own God could have had to offer.
So he can run free from me, he's been fair enough.
Et dire que j'avais prévu de vous parler de Carnivàle...tant pis pour les forains, ils attendront.
19:18 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.11.2008
Qué es un fantasma?
Le récent matage du très mauvais Mirrors m'a replongé dans un souvenir très ancien...en fait, ce n'est pas vrai, c'était l'excellent Carnival of Souls, découvert il y a quelque mois qui avait ravivé cette vieille vision fantomatique...
Entre nous, j'ai beau aimer le fantastique, je suis une grande agnostique et, bien évidemment, les fantômes je n'y crois pas.
Pourtant...quelque part, y a quelque chose dans ma tête qui reste convaincu que j'en ai vu un, il y a des années...
Je ne parle pas de simples objets auxquels deux ou trois rayons de lampadaires glissant sous des stores donnent une forme humaine par le biais de l'imagination...non, je ne parle pas de ça.
Je parle d'abord d'un souvenir, extrêmement clair dans mon esprit.
Mon frère et moi sommes très jeunes. C'est la nuit et nous jouons dans la chambre de ma grand-mère dont le sublime appartement se trouve à Vaucresson. Sa chambre n'est pas chargée de bibelots...elle est même plutôt sobre mais son lit est muni d'une télécommande qui permet de lever/baisser la tête, le milieu et/ou les pieds et ça nous amuse beaucoup.
Je dois quand même noter que, en dehors du lit et des deux petites tables de chevet à chaque côté de la tête, la chambre possède une énorme armoire aux portes-miroirs coulissantes. Elle fait largement plus de deux mètres...du moins, dans mon souvenir, elle s'étire jusqu'au plafond de la pièce. Elle se situe tout de suite à gauche de la porte et sur la droite du lit.
Bref, mon frère et moi jouons sur ledit lit...je crois que celui-ci est devenu bateau et que si l'un de nous tombe il meurt mangé par un requin. Le jeu consiste donc à se battre pour faire tomber l'adversaire du lit. (Entre nous, il y avait une partie baston dans tous nos jeux.)
Je ne me souviens pas lequel était en train de perdre...c'était sûrement moi vu que je perdais souvent...je sais juste qu'au bout d'un moment, mon frère s'est lassé et a décidé que c'était plus rigolo de m'enfermer dans la chambre.
Il se lève donc, éteint la lumière et sors de la pièce en fermant la porte. Il reste derrière puisqu'il n'y avait pas de clé et qu'il voulait que je sois enfermée.
Je m'énerve...hé oui, je faisais le bonheur de mon frère à partir au quart de tour...je tape contre la porte de toutes mes forces et j'entends mon bourreau glousser.
Au bout d'un moment je m'arrête. Je n'arrive pas vraiment à me rappeler en fait si les interrupteurs de la pièce étaient à l'extérieur (je crois que c'était le cas cela dit) ou bien si j'étais trop petite de taille pour les atteindre et rallumer la lumière.
Quoiqu'il en soit, je suis dans le noir. Seuls d'infimes rayons de lunes passent à travers les volets voilés devant la fenêtre par des rideaux (c'est dire s'il faisait sombre!).
Je m'assoies sur le lit, face à l'armoire à glace et me décide à attendre que mon frère se lasse.
Tout d'un coup, alors que je lève la tête vers le miroir, une silhouette entièrement noire se dresse de derrière le lit, une lampe de poche à la main. Son mouvement est relativement lent et le faisceau de sa lampe se réfléchit dans le miroir, révélant mon visage. Il le monte faiblement mais je m'retourne avant que son visage à lui n'apparaisse en reflet.
J'ai beau me retourner très vite, la silhouette a disparu en un clin d'oeil.
Je me mets à hurler, me lève d'un bond et frappe de nouveau à la porte, suppliant mon frère d'ouvrir, d'allumer la lumière parce qu'il y a quelqu'un dans la pièce.
Perplexe, il ouvre la porte, allume la lumière (ou l'inverse, les deux se faisant très vite) et reste dans l'encadrement tout en jetant un œil dans la chambre.
Je me revois lui dire que l'homme est derrière le lit, peut-être dessous, mais mon frère pense que je veux en profiter pour sortir...or il ne s'est pas encore lassé.
Il recommence donc son jeu, et me voilà de nouveau plongée dans l'obscurité de la pièce...terriblement apeurée (je devais avoir 7 ou 8 ans)...ce coup-ci, j'ai le dos collé au miroir et ne quitte pas le lit des yeux.
Mon frère ne glousse plus...il doit être déçu que je ne tape plus à la porte.
Au bout d'un moment, je me retourne vers le miroir et j'ai le net souvenir de revoir l'exact même silhouette, exécutant l'exact même mouvement mais je distingue également des bouts de mon visage en gros plan puisque je suis contre le miroir et que la silhouette se trouve dans mon axe, derrière moi...la lampe toujours à hauteur de mon visage...et remontant pour révéler le sien.
Encore une fois je me retourne immédiatement et la silhouette a disparu.
Je me souviens n'avoir plus détourné mon regard du lit et m'être dirigé dans le noir, vers la porte, en tâtonnant contre le mur avec les mains derrière le dos.
Je supplie une nouvelle fois mon frère qui, enfin s'est lassé et se montre du coup magnanime.
Je sors de la pièce et me sens libérée.
Heureusement, je ne dormais pas dans cette chambre. Je me rappelle clairement avoir parlé de ce que j'avais vu à mes parents et à ma grand-mère qui en avait ri en accusant simplement mon imagination.
J'ai beau savoir qu'ils avaient raison, je n'ai jamais réussi à m'en persuader totalement...peut-être parce que je n'ai jamais réussi à animer du vide dans ma tête...mon imagination s'est toujours basée sur des formes présentes dans la pièce où je me trouvais...et elle n'a jamais (ou jamais plus) donnée de mouvements à ces formes...de même, je n'avais pas lu un seul livre à cette époque et je crois bien que je nageais encore pleinement dans les disneys...je ne sais pas d'où j'aurais tiré cette figure.
Ce type d'expérience ne s'est jamais réitérée, c'est peut-être aussi la raison pour laquelle elle a marquée ma mémoire si profondément...
Aujourd'hui, quand j'y repense, je regrette d'avoir été si peureuse et de ne pas avoir vu ce visage.
17:31 Publié dans des mots... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note