28.07.2008

Funny?

okay...donc, j'ai regardé Funny Games 2007 parmi les derniers films.

 

bon...les raisons s'appelaient Tim Roth et Michael Pitt.

 

c'est pas franchement évident de regarder un film après qu'un ami ait craché sur l'original ainsi que sur son réalisateur, surtout si vous partagez avec cet ami a peu près tous vos goûts.

 

n'étant pas franchement influençable cela dit, je l'ai quand mêm ematé - en entier - en essayant de conserver un regard moyennement neuf.

 

et il s'est produit quelque chose d'assez étrange.

 

alors même que mon interprétation se dressait dans ma tête - avec un peu d'exaspération tant l'oeuvre me paraissait simpliste - j'avais l'impression que cette même interprétation me servait à justifier le film...comme à chaque fois que j'me retrouve à faire l'avocat du diable.

 

défendre les causes indéfendables. parce qu'en fait elles le sont toujours.

 

ce film est défendable, bîen sûr, potentiellement on peut admettre que même 300 est défendable...mais c'est renier son humanité de croire qu'on peut vraiment, à soi tout seul, défendre tous les films ou toutes les causes.

 

de fait, je n'ai pas aimé ce film.

 

et ce n'est que quelques minutes avant d'écrire ceci que je suis allé sur imdb voir un peu les réactions des gens...et comme à chaque fois, "si on n'a pas aimé, on n'est juste des gros cons qu'ont rien compris". Et ceux qu'ont compris sont restés relativement en surface en fin de compte en clamant juste que "mais vous êtes trop cons, ce film est censé choquer les gens! c'est pour ça!"

 

et moi qui trouvait qu'il était simple...faut vraiment que je fasse gaffe et réaprenne l'humilité.

 

'fin bon, si vous voulez mon avis, ne payez pas pour voir ça. et quitte à ne pas payer mais maintenant un film beaucoup plus intelligent sur la position du spectateur, regardez plutôt Peeping Tom.  

 

bon, j'reviendrai sur la note avec des détails du film, mais je sais pas si les "spoilers" vous dérange ou pas...en même temps, c'est quand même pas un chef-d'oeuvre de suspense donc bon...

25.07.2008

Out of Line

hé oui...plus de ligne France Telecom, plus de numéro de téléphone, plus d'internet.

donc déjà qu'le rythme de mes notes n'étaient pas bien speed, ben ça risque d'être encore un peu ralenti.

heureusement j'ai des films, le dernier tome du cycle d'Ender, et un petit concours de court-métrage pour m'occuper.

 

en attendant, soyez sages (ou non), migrez sur le blog de L, et mattez des THE SHIELD!!!!

 

 

 

11.07.2008

Falante pelos Muertos

en fait, je viens vraiment tout juste de me rendre compte à quel point ma note précédente est longue...donc, je vous remets l'essentiel, à savoir la fin:

 

La Stratégie Ender (d'Orson Scott Card), c’est l’histoire d’un garçon de 6ans, Andrew Wiggin, cadet d’une famille de trois enfants, qui rentre à l’école de guerre alors que la Terre est en guerre contre les Doryphores.  Il tire son surnom de sa place au sein de la famille, à savoir celle du « dernier essai » autorisé par le gouvernement à ses parents qui interdit normalement d’avoir plus de deux enfants. Son grand frère Peter, l’aîné, aurait eu les qualités requises pour entrer dans cette école et devenir l’espoir de gagner la guerre, s’il n’avait pas eu un appétit destructeur et malsain si féroce.

 

C’est le premier ennemi d’Ender. La première personne face à laquelle il réfléchit comment survivre et à la fois comment gagner.

 

Sa petite sœur aussi avait l’intelligence incroyable qu’on exigeait des enfants de l’école de guerre, mais elle n’était pas assez dur, au contraire de Peter, et débordait d’amour pour Ender dont elle fût la première alliée.

 

Ender est le bon.  

 

C’est pas franchement un synopsis, ça vaut ce que ça vaut, mais c’est en tout cas dans ce milieu que ça débute.

 

La suite se déroule à l’Ecole de Guerre et suit Ender, le garçon exceptionnellement intelligent, et nous fait découvrir ses talents de stratège, commandant et tacticien qui s’avèreront grandioses et terribles à la fois.

okay...voici le lien Wiki: http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_Ender

 

 

Or je viens de commencer...et finir le second tome: La Voix des Morts. et je viens tout juste de comprendre que je n'avais pas de problèmes si graves avec la littérature...je ne supporte juste pas d'avoir à relever le nez et d'avoir à subir toutes les interruptions que m'infligent ma lenteur de lecture. chacune d'entre elles m'éloignent un peu plus de l'univers dans lequel j'étais plongé et ça me rend folle. 

 

Allez, deux petits extraits sans aucuns spoilers pour vous les amis qui n'avaient peut-être pas lu le tome 1.

 

Sans spoiler quoi que ce soit je peux quand même vous indiquer que les Piggies forment une race...disons d'extra-terrestres vivant d'un côté d'une clôture qui les sépare des colons sur la planète Lusitania. Miro, le personnage dont il est question ici est Xénologue (anthropologue mais...futuriste ^^), ce qui l'autorise à passer de l'autre côté de la clôture pour aller étudier les Piggies afin de rédiger des rapports sur la culture de ces êtres qui, comme leur surnom l'indique, ont une apparence de porcinets. Miro est âgé de 20 ans à peu près.    

 

"Telle était la voix que Miro entendait, son unique certitude rescapée, cette voix insistante et terrifiante. Miro se cramponna à son bruit, s'efforçant de le haïr, mais échouant parce qu'il savait, incapable de s'abuser plus longtemps, il savait qu'Ender était un destructeur, mais que ce qu'il détruisait était illusion et que l'illusion devait mourir. La vérité sur les piggies, la vérité sur nous-mêmes. Bizarrement, cet homme venu de l'antiquité est capable de voir la vérité sans être aveuglé par elle, sans qu'elle le rende fou. Je dois écouter cette voix et me laisser pénétrer par sa puissance afin de pouvoir, moi aussi, fixer le soleil."

 

...je crois que j'ai choisi cet extrait parce que c'est exactement ce que j'ai ressenti en lisant le livre.

 

j'en ai un autre qui n'a pas besoin de contexte puisqu'il fait l'ouverture d'un chapitre en tant que document à part. chaque chapitre dans La Voix des Morts s'ouvre de la sorte.

 

Voici donc celui qui ouvre le chapitre 16: La Clôture.

 

"Un grand rabbin dispense son enseignement sur la place du marché. Il arrive qu'un mari découvre ce matin-là la preuve de l'adultère de son épouse, et qu'une foule la traîne sur la place du marché afin de la lapider. (Il y a une version familière de cette histoire mais un de mes amis, un Porte-Parole des Morts, m'a entretenu de deux autres rabbins confrontés à la même situation. C'est d'eux dont je veux vous parler.)

 

Le rabbin avance et s'immobilise près de la femme. Par respect, la foule s'écarte, les pierres à la main.

 

- Y a-t-il une seule personne, ici, leur dit-il, qui n'a pas désiré l'épouse d'un autre, le mari d'une autre?

 

Ils murmurent et répondent:

 

- Nous connaissons tous le désir. Mais, rabbin, nous n'y avons jamais cédé.

 

Le rabbin dit:

 

- Dans ce cas, agenouillez-vous et remerciez Dieu de vous avoir donné cette force.

 

Il prend la femme par la main et lui fait quitter la place du marché. Juste avant de la quitter, il lui souffle à l'oreille:

 

- Dis au Seigneur Procureur qui a sauvé sa maîtresse. Il saura que je suis son fidèle serviteur.

 

Ainsi, la femme vit parce que la communauté est trop corrompue pour se protéger contre le désordre.

 

Un autre rabbin, une autre ville. Il va près d'elle, arrête la foule et, comme dans l'autre histoire, dit:

 

- Lequel d'entre vous est sans péché? Qu'il jette la première pierre.

 

Les gens sont déconcertés, oublient leur objectif commun dans le souvenir de leurs péchés individuels. Un jour, se disent-ils, je serai peut-être comme cette femme et j'espérerai le pardon et la possibilité de me racheter. Je dois agir avec elle comme je voudrais qu'on agisse avec moi.

 

Tandis que leurs mains s'ouvrent et que les pierres tombent sur le sol, le rabbin en ramasse une, la lève au-dessus de la tête de la femme et l'abat de toutes ses forces sur son crâne. Elle lui écrase la tête et éparpille sa matière cérébrale sur les pavés.

 

- Je ne suis pas exempt de péché, dit-il aux gens. Mais si nous autorisons exclusivement les gens parfaits à appliquer la loi, la loi sera bientôt lettre morte, et notre ville avec.

 

Ainsi, la femme meurt parce que la communauté est trop rigide pour supporter la déviance.

 

La version célèbre de l'histoire est remarquable parce qu'elle est extraordinairement rare dans notre expérience. Presque toutes les communautés oscillent entre la décrépitude et la rigor mortis et, lorsqu'elles vont trop loin, elles meurent. Un seule rabbin a osé nous croire capables d'un équilibre parfait nous permettant de conserver la loi tout en acceptant la déviance. Alors, naturellement, nous l'avons tué.

 

San Angelo, Lettre à un hérétique potentiel, trad: Amai a Tudomundo Para Que Deus Vos Ame Cristão, 103:72:54:2"

 

extraits du Cycle d'Ender tome 2: La Voix des Morts. Auteur: Orson Scott Card. Traduit de l'Américain par Daniel Lemoine.

les Grandes Choses

Quand elle était beaucoup plus jeune, bien plus jeune que moi-même, ma mère n’avait pas beaucoup d’autres amis que ses livres. Elle en avait bien sûr, des amis, de chair et d’os ainsi que des petits amis, mais sa mère n’était pas forcément conciliante avec les besoins de sa petite fille et autorisait rarement (entendez « jamais ») les jeux, tant le travail importait à ses yeux.

 

Impossible de blâmer une mère quand elle pense faire pour le mieux et donner le plus grand nombre de chances possibles à sa fille quand elle affronterait l’avenir.

 

Les livres accompagnaient donc ma mère partout, et après avoir dévoré grand nombre de classiques (peut-être même tous, allez savoir), elle découvrit la science-fiction.

 

Je ne saurais dire lequel elle découvrit en premier mais je crois que K. Dick fût celui qui laissa l’empreinte la plus marquante dans sa mémoire, son imagination, son vocabulaire même et ses exigences littéraires futures.

 

En fait, j’extrapole, parce que Lovecraft, Bradbury et Assimov pour ne citer qu’eux l’ont marquée aussi profondément sans doute.

 

L’homme dont elle porta les deux enfants, des décennies plus tard, se penchait lui aussi sur des ouvrages relatant l’existence potentielle d’extra-terrestres, ou simplement des récits incluant des voyages interstellaires, qu’ils soient en fait historiques (L’Etoffe des Héros) ou imaginés (2001 et 2010). Entre les deux Arthur C. Clarke, siégeait également sur son étagère quelques livres vaguement scientifiques sur l’espace.

 

La S-F était sans aucun doute le genre de prédilection de ma mère, mais son goût pour la lecture ne s’estompait jamais, si bien que tous les genres défilèrent sous ses doigts en un éclair et sa culture s’épaissit jusqu’à devenir impressionnante et peut-être même terrifiante pour moi qui arriverait plus tard.

 

De grandes œuvres de toutes cultures plantaient indubitablement leurs graines dans le vert jardin de cette jeune fille qui devint femme et mère à travers les ans et les livres.

 

Un fils naquit. Il eut des amis qu’il invitait chez lui et qui l’invitaient chez eux, et ne reçut dans mon souvenir aucune exigence terrible de perfection. Il plongea pourtant dans le vaste océan des mots et des couvertures imagées que révélait la petite bibliothèque des parents à l’époque.

 

Ma mère n’a jamais possédé les choses longtemps. Leur lecture finie, elle laissait ses livres à d’autres, et les nombreux voyages qu’elle avait effectués au cours de sa vie ne lui avaient en outre pas permis de tout conserver.

 

 

Ce fils lu beaucoup. Etoffant de ses propres envies et de quelques cadeaux faits par d’autres les petites étagères en bois qui trônaient ça et là dans l’appartement.

 

Ma naissance suivie de trois ans celle de mon frère et je ne peux malheureusement pas dire que le courant livresque m’emporta.

 

Les encouragements pleuvaient face à ce que je considérais très tôt comme une sorte de malédiction. « Ca viendra plus tard. Ne t’inquiète pas. Tu verras, quand tu trouveras un bon livre, ça ira tout seul, le « déclic » se fera. »

 

Je l’ai cru quand j’ai lu mon premier livre en entier (si on omet bien sûr « Les Aventures de Ratus »…apprentissage de lecture du CP…) qui, si mon souvenir est bon s’intitulait « Jonathan Livingston le goéland ».

 

Heureusement pour moi, la métaphore que dessinait l’auteur à travers cet oiseau désireux d’aller toujours plus haut, de dépasser ses limites alors que les autres se refusent à une telle enfreinte aux règles si rigides qui créent leur ordre n’était pas trop difficile à comprendre pour moi.

 

En même temps…je ne sais pas quel âge j’avais mais il est sûr que ce n’était pas l’âge auquel on lit son premier livre « normalement ».

 

Quoiqu’il en soit, je me sentais terriblement en retard, sans réussir pourtant à fournir cet effort de lecture qui me paraissait démesurément grand et impossible pour moi…mais pour moi seul il semblait. Quand tous les autres autour y arrivait.

 

Quelques années plus tard j’ai ouvert pour la première fois « Le Seigneur des Anneaux ». Je me rappelle que j’étais en 6ème. C’était à cette époque là que mon frère l’avait lu et je crois que je voulais me montrer à sa hauteur et, puérilement, que mes parents soient fiers de moi.

 

J’ai lamentablement échoué. Les trois premiers chapitres et l’ennui qui s’emparaient de moi eurent raison une fois de plus de mes efforts et je n’accrochais définitivement pas à ce gros bouquin et sûrement pas à son protagoniste si leeeeeeeeeeeent à partir.

 

Les années passèrent en réitérant quelques efforts, majoritairement vains. Les seules réussites étaient celles, obligatoires, des livres imposés par le collège. (Je sais, y a redondance avec « obligatoires » et « imposés » mais en vrai, je les considérais « obligatoires » parce qu’ils étaient « imposés » par le collège. Or, dès le lycée où ils étaient également imposés, j’ai compris qu’ils ne m’étaient finalement pas obligatoires pour avoir de bonnes notes et aient donc cessé de les lire. Sauf pour le bac de français, bien sûr.)

 

Dans la famille, les échanges fusaient entre les trois membres qui discutaient joyeusement de Paul Auster et m’incitaient à en essayer un. Je vais passer sur les nombres d’essais tentés, ils étaient nombreux et ont tous échoués.

 

J’ai quand même omis un détail…

 

Pendant ma jeunesse (disons primaire et collège) j’ai tout de même réussie à être bercée, d’une façon ou d’une autre par la Fantasy. Je n’ai aucune idée de la façon dont le miracle opéra, mais j’étais fan du genre. Les fées, les lutins, les forêts, la magie et tout et tout, tout ça ma fascinait, sans que je ne sache d’où mon imaginaire les sortait.

 

En tout cas, quand j’étais au collège, ma mère me tendit un livre très épais. Trop épais pour moi. Elle le savait bien et je croyais à cette époque que mon frère se moquait de mon rythme si lent de lecture et de mon incapacité à finir un livre.

 

Je voyais encore la chose comme une tâche à accomplir et, pire, comme une compétition.

 

Or…ce livre là fût magique.

 

Il s’intitulait « Le Prophète Rouge » et était écrit par Orson Scott Card.

 

C’était le deuxième tome des Chroniques d’Alvin le Faiseur.

 

Dieu que j’me sentais intelligente en lisant ça ! J’avais l’impression de devenir une grande fille. Ce n’était plus de la fantasy, c’était de l’Histoire avec un brin de magie…juste ce qu’il faut pour que je ne le remarque même pas, et j’ai d’ailleurs toujours du mal à déceler la « fantasy » dans les Chroniques d’Alvin le Faiseur.

 

C’est en lisant ce livre que j’ai ressenti pour la première fois les Grandes Choses que pouvaient apporter un livre et que je pouvais recevoir, malgré ma maladresse, mes échecs et ma conception lamentable de l’acte de lecture.

 

Je vais éluder un peu, parce que je suis encore loin de dire tout ce que je voulais et vous êtes sûrement déjà en train de dormir !

 

Bref, après avoir dévoré les 5 tomes que l’ont trouvaient à l’époque (et qui malheureusement commençaient à s’essouffler inexorablement…) j’avais perdu cette hargne belliqueuse qui s’emparait de moi à chaque fois que j’ouvrais un livre.

 

De sorte que, les réussites ne furent pas plus nombreuses, mais il y eut moins d’échecs puisque ma vanité ne me poussait plus à tenter des œuvres just for the win.

 

Toutefois, je sentais qu’il y avait quelque chose dans la SF de profondément « intelligent », à tel point que mon faible niveau ne me permettait pas de toucher à ses livres là. C’est vraiment très bête en fait…quand mon frère et ma mère en parlait entre eux, et de ce qui leur plaisait, j’avais l’impression qu’il fallait maîtriser toutes sortes de sciences pour comprendre comment un personnage se retrouvait dans un paradoxe temporel ou fabriquait des robots ou que sais-je encore ?

 

Je savais aussi que c’était le genre qui avait fait de ma mère un être si cultivé, si intéressant et curieux de tout…elles savaient tout plein de Grandes Choses.

 

Mais dans ces années là, je trouvais déjà un réconfort substantiel dans les films et je ne demandais rien d’autre et…quant aux livres, c’est aussi dans la bibliothèque familiale que j’ai pris mon premier Bukowski dont le titre m’émerveillait : « Contes de la Folie Ordinaire ». Ma mère n’approuva pas franchement la lecture de ceux qu’elle vit dans ma chambre d’étudiante.

 

Elle fût émue cependant d’y voir « Des Souris et des Hommes » et je crois qu’elle était très heureuse pour moi qu’un livre ait pu me toucher au point de me tirer des larmes.

 

A cette époque, le genre « fantastique » me restait inconnu malgré le jeune âge auquel j’avais découvert et adoré Angel Heart que je ne considérais pas comme entrant dans le genre.

 

D’ailleurs, dans ces années où je regardais beaucoup de films, j’ai lu quelques polars et romans de gares que ma mère dénigrait…c’était de la sous littérature pour elle, mais c’était facile à lire pour moi. Il n’y avait pas de Grande Chose dedans mais j’avais l’impression que cette simplicité m’était destinée. En fait, j’avais tort.

 

Un autre livre me fit l’effet d’une bombe. Et c’est aussi ma mère qui me le mit dans les mains.

 

La Stratégie Ender. D’Orson Scott Card toujours.

 

Mmmhhh…comment dire ? Je ne sais pas exactement à quel âge j’ai lu le livre. J’étais au lycée je crois. C’était de la SF. Il y avait de très Grandes Choses dedans et j’en avais compris plus que je ne pensais.

 

La Stratégie Ender, c’est l’histoire d’un garçon de 6ans, Andrew Wiggin, cadet d’une famille de trois enfants, qui rentre à l’école de guerre alors que la Terre est en guerre contre les Doryphores.  Il tire son surnom de sa place au sein de la famille, à savoir celle du « dernier essai » autorisé par le gouvernement à ses parents qui interdit normalement d’avoir plus de deux enfants. Son grand frère Peter, l’aîné, aurait eu les qualités requises pour entrer dans cette école et devenir l’espoir de gagner la guerre, s’il n’avait pas eu un appétit destructeur et malsain si féroce.

 

C’est le premier ennemi d’Ender. La première personne face à laquelle il réfléchit comment survivre et à la fois comment gagner.

 

Sa petite sœur aussi avait l’intelligence incroyable qu’on exigeait des enfants de l’école de guerre, mais elle n’était pas assez dur, au contraire de Peter, et débordait d’amour pour Ender dont elle fût la première alliée.

 

Ender est le bon.  

 

C’est pas franchement un synopsis, ça vaut ce que ça vaut, mais c’est en tout cas dans ce milieu que ça débute.

 

La suite se déroule à l’Ecole de Guerre et suit Ender, le garçon exceptionnellement intelligent, et nous fait découvrir ses talents de stratège, commandant et tacticien qui s’avèreront grandioses et terribles à la fois.

 

Quelques années s’écoulent pour moi. Je me vois redevable envers mon buddy pour m’avoir montré l’océan  du bon cinéma fantastique qui ondulait devant moi et dans lequel je patauge joyeusement désormais.

 

Ainsi donc, après avoir errer quelques temps du côté de K. Dick et de Lovecraft, j’ai décidé d’ouvrir avant-hier le second tome du Cycle d’Ender : La Voix des Morts.

 

Et maintenant que je l’ai fini, vous allez avoir droit à des extraits…

08.07.2008

slowmoverdose


Découvrez Eels!

 

okay...j'ai regardé 300...bon okay j'ai regardé 1h24...jusqu'au départ de Daxos...en slow-mo of course, comme à peu près 9 plans sur 10 dans ce...disons merde parce que 1) j'ai pas envie d'être polie et 2) appelons un chat un chat.  

 

voilà donc ce que j'en pense.

 

j'y distingue trois types de séquences:

 

_les séquences Nescafé pour tout ce qui concerne la reine (les "try to remember"...)

_les pubs de parfum pour homme pour tout ce qui concerne les Spartiates entre eux généralement.

_et le reste qui ressemble à...bah à une infiniment longue bande-annonce. chaque plan semble formaté, conçu pour être intégré dans la BA.

 

genre, les studios "hey zack, oublie pas des meufs à poils, des ralentis, et du gros Leonidas pour foutre dans la BA et les teasers!" (par gros j'entends "gros son de Leonidas"...j'ai bien dit "son" hein, pas "con", mais lisez "con" si vous voulez!)

 

et le bonhomme devait craindre de ne pas en avoir assez, donc il en a mis partout.

 

bon, j'pense que vous n'avez pas pu échapper à ce fameux gros son de Leonidas absolument intenable au bout des 20 premières minutes. "This is SPARTAAAAAAAAAAAAA! - Toniiiiight...we diiiiine...in HEEEEEEEEEEEEELL! - Give them nothing! But take from them...EVERYTHIIIIING!!!" etc...etc...

 

ah y a les petites séquences Black Boy George aussi que j'aime bien qui concerne Xerxès. alors celles-ci elles sont vraiment extra, il ressemble tellement à Boy George c'est génial! quand il pose ses mains sur les épaules de Leonidas j'avoue que j'ai bien rigolé, j'imaginais qu'il se mettrait à chanter "Do you really wanna hurt me?".

 

Mais bon, ça ne m'a pas fait aller jusqu'à la fin du film.

 

ce qu'est marrant c'est que...il y a quelques années, je n'avais aucune de ce que ça voulait dire "un film prétentieux". je n'imaginais pas/ne comprenais pas qu'un film puisse avoir d'autres prétentions que de raconter une histoire, de divertir ou éventuellement, dans de trop rares occasions à mon goût, de dire quelque chose d'un peu intelligent. ^^

 

en voyant 300...même 5 minutes (5 minutes ont suffit à dégoûter ma mère qui est pourtant une adepte des belles images en tous genres) pour saisir le concept de prétention d'un film porté par l'arrogance forcément démente de son réalisateur.

 

manque de bol, la prétention n'était pas de faire un bon film...mais plutôt...une belle pub Nescafé, une belle pub de parfum, une belle BA et une promo pour un biopic sur Boy George.

 

mes goûts et mon acception personnelle du terme "beau" ne m'autorisent pas à dire que Snydick est à la hauteur de ses prétentions, mais c'est pas grave, ça ne l'a visiblement pas empêché de commettre son crime envers le septième art..de bafouer l'art du ralenti que Peckinpah maîtrisait si divinement et de réduire en miettes les souvenirs que j'avais de l'oeuvre BD en arborant fièrement la bannière "fidèle adaptation" et "Frank Miller Approved"...

 

je ne l'ai pas la BD, mais je l'ai lue. je l'ai dévorée. elle était parfaite. elle n'avait rien de clinquant dans mon souvenir. elle oscillait entre ocre, rouge et marron. rien de scintillant, rien de propre...et rien en trop. chez snydick, tout scintille dans un soleil levant (ou couchant, on s'en fout de toute façon du moment que ça fait briller les boucliers et les casques), tout est propre (même quand c'est sale, hé ouais!) et plein de trucs sont en  trop...dont les séquences absolument hallucinantes de nullité avec la reine.

 

comprenez moi bien, j'ai rien contre les acteurs (même si j'trouve qu'ils jouent tous mal sans exception!), j'ai rien contre le pauvre gars qu'a fait l'étalonnage, les effets spéciaux, les sons (mon dieu les sons!!!! et la voix de Boy George surtout!!!)...à la limite, j'ai même rien contre le pauvre type qu'a pas pu expérimenter d'autres choses que les ralentis sur son logiciel de montage...

 

par contre, j'ai la mort contre snydick qui remporte une gloire sans limite pour son manque de talent et qui se voit offrir Watchmen à ajouter à son palmarès d'adaptations...c'est sûr, il est tellement doué le bonhomme.

marre des "je pense que". j'ai envie d'hurler C'EST DE LA MEEEEEEEEEEERDE! et je vais pas m'excuser pour ça.

j'ai aussi la mort parce que c'était encore pire que ce que j'imaginais!...pourtant j'en avais vu des teaser et des extraits!...mais je ne sais pas quelle prétention m'a poussée moi à croire que je pourrais tenir jusqu'au bout et le regarder d'une seule traite.

 

what a fool i was to underestimate snydick's smell. feel sick. wanna puke. am making a slowmoverdose.

 

une dédicace spéciale pour toi Snydick avec un titre intitulé World of Shit de Eels. et une autre à mon buddy, pour lui rappeler que la merde est NOTRE ennemie.

03.07.2008

La merde...mon ennemie.

http://myowndeathnote.blogspot.com/2008/07/la-mdiocrit-mo...

 

great minds think alike mate...

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