11.07.2008

Falante pelos Muertos

en fait, je viens vraiment tout juste de me rendre compte à quel point ma note précédente est longue...donc, je vous remets l'essentiel, à savoir la fin:

 

La Stratégie Ender (d'Orson Scott Card), c’est l’histoire d’un garçon de 6ans, Andrew Wiggin, cadet d’une famille de trois enfants, qui rentre à l’école de guerre alors que la Terre est en guerre contre les Doryphores.  Il tire son surnom de sa place au sein de la famille, à savoir celle du « dernier essai » autorisé par le gouvernement à ses parents qui interdit normalement d’avoir plus de deux enfants. Son grand frère Peter, l’aîné, aurait eu les qualités requises pour entrer dans cette école et devenir l’espoir de gagner la guerre, s’il n’avait pas eu un appétit destructeur et malsain si féroce.

 

C’est le premier ennemi d’Ender. La première personne face à laquelle il réfléchit comment survivre et à la fois comment gagner.

 

Sa petite sœur aussi avait l’intelligence incroyable qu’on exigeait des enfants de l’école de guerre, mais elle n’était pas assez dur, au contraire de Peter, et débordait d’amour pour Ender dont elle fût la première alliée.

 

Ender est le bon.  

 

C’est pas franchement un synopsis, ça vaut ce que ça vaut, mais c’est en tout cas dans ce milieu que ça débute.

 

La suite se déroule à l’Ecole de Guerre et suit Ender, le garçon exceptionnellement intelligent, et nous fait découvrir ses talents de stratège, commandant et tacticien qui s’avèreront grandioses et terribles à la fois.

okay...voici le lien Wiki: http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_Ender

 

 

Or je viens de commencer...et finir le second tome: La Voix des Morts. et je viens tout juste de comprendre que je n'avais pas de problèmes si graves avec la littérature...je ne supporte juste pas d'avoir à relever le nez et d'avoir à subir toutes les interruptions que m'infligent ma lenteur de lecture. chacune d'entre elles m'éloignent un peu plus de l'univers dans lequel j'étais plongé et ça me rend folle. 

 

Allez, deux petits extraits sans aucuns spoilers pour vous les amis qui n'avaient peut-être pas lu le tome 1.

 

Sans spoiler quoi que ce soit je peux quand même vous indiquer que les Piggies forment une race...disons d'extra-terrestres vivant d'un côté d'une clôture qui les sépare des colons sur la planète Lusitania. Miro, le personnage dont il est question ici est Xénologue (anthropologue mais...futuriste ^^), ce qui l'autorise à passer de l'autre côté de la clôture pour aller étudier les Piggies afin de rédiger des rapports sur la culture de ces êtres qui, comme leur surnom l'indique, ont une apparence de porcinets. Miro est âgé de 20 ans à peu près.    

 

"Telle était la voix que Miro entendait, son unique certitude rescapée, cette voix insistante et terrifiante. Miro se cramponna à son bruit, s'efforçant de le haïr, mais échouant parce qu'il savait, incapable de s'abuser plus longtemps, il savait qu'Ender était un destructeur, mais que ce qu'il détruisait était illusion et que l'illusion devait mourir. La vérité sur les piggies, la vérité sur nous-mêmes. Bizarrement, cet homme venu de l'antiquité est capable de voir la vérité sans être aveuglé par elle, sans qu'elle le rende fou. Je dois écouter cette voix et me laisser pénétrer par sa puissance afin de pouvoir, moi aussi, fixer le soleil."

 

...je crois que j'ai choisi cet extrait parce que c'est exactement ce que j'ai ressenti en lisant le livre.

 

j'en ai un autre qui n'a pas besoin de contexte puisqu'il fait l'ouverture d'un chapitre en tant que document à part. chaque chapitre dans La Voix des Morts s'ouvre de la sorte.

 

Voici donc celui qui ouvre le chapitre 16: La Clôture.

 

"Un grand rabbin dispense son enseignement sur la place du marché. Il arrive qu'un mari découvre ce matin-là la preuve de l'adultère de son épouse, et qu'une foule la traîne sur la place du marché afin de la lapider. (Il y a une version familière de cette histoire mais un de mes amis, un Porte-Parole des Morts, m'a entretenu de deux autres rabbins confrontés à la même situation. C'est d'eux dont je veux vous parler.)

 

Le rabbin avance et s'immobilise près de la femme. Par respect, la foule s'écarte, les pierres à la main.

 

- Y a-t-il une seule personne, ici, leur dit-il, qui n'a pas désiré l'épouse d'un autre, le mari d'une autre?

 

Ils murmurent et répondent:

 

- Nous connaissons tous le désir. Mais, rabbin, nous n'y avons jamais cédé.

 

Le rabbin dit:

 

- Dans ce cas, agenouillez-vous et remerciez Dieu de vous avoir donné cette force.

 

Il prend la femme par la main et lui fait quitter la place du marché. Juste avant de la quitter, il lui souffle à l'oreille:

 

- Dis au Seigneur Procureur qui a sauvé sa maîtresse. Il saura que je suis son fidèle serviteur.

 

Ainsi, la femme vit parce que la communauté est trop corrompue pour se protéger contre le désordre.

 

Un autre rabbin, une autre ville. Il va près d'elle, arrête la foule et, comme dans l'autre histoire, dit:

 

- Lequel d'entre vous est sans péché? Qu'il jette la première pierre.

 

Les gens sont déconcertés, oublient leur objectif commun dans le souvenir de leurs péchés individuels. Un jour, se disent-ils, je serai peut-être comme cette femme et j'espérerai le pardon et la possibilité de me racheter. Je dois agir avec elle comme je voudrais qu'on agisse avec moi.

 

Tandis que leurs mains s'ouvrent et que les pierres tombent sur le sol, le rabbin en ramasse une, la lève au-dessus de la tête de la femme et l'abat de toutes ses forces sur son crâne. Elle lui écrase la tête et éparpille sa matière cérébrale sur les pavés.

 

- Je ne suis pas exempt de péché, dit-il aux gens. Mais si nous autorisons exclusivement les gens parfaits à appliquer la loi, la loi sera bientôt lettre morte, et notre ville avec.

 

Ainsi, la femme meurt parce que la communauté est trop rigide pour supporter la déviance.

 

La version célèbre de l'histoire est remarquable parce qu'elle est extraordinairement rare dans notre expérience. Presque toutes les communautés oscillent entre la décrépitude et la rigor mortis et, lorsqu'elles vont trop loin, elles meurent. Un seule rabbin a osé nous croire capables d'un équilibre parfait nous permettant de conserver la loi tout en acceptant la déviance. Alors, naturellement, nous l'avons tué.

 

San Angelo, Lettre à un hérétique potentiel, trad: Amai a Tudomundo Para Que Deus Vos Ame Cristão, 103:72:54:2"

 

extraits du Cycle d'Ender tome 2: La Voix des Morts. Auteur: Orson Scott Card. Traduit de l'Américain par Daniel Lemoine.

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