11.07.2007

Day 8/9

 

[Bientôt la fin!] 

 

Bon....durant la nuit j'ai rêvé que je matais le dernier Ferrara dans le cinéma le plus minuscule de monde (j'étais seule dans une salle de deux places..!).

 

Et le film mettait en scène un marabout qui dessinait des triangles à la craie sur un grosse pierre...et les triangles étaient censés indiquer les différentes orientations du soleil aux heures de la journée...

 

Quel rêve space...

 

Ce qui est sûr, c'est que ce soir je vais voir le Ferrara. Séance unique: 00:30.

 

le billet indique « tenue de fête » mais je mettrais quand même les chaussures qui font mal, parce que bon, j'voudrais vraiment pas être refoulée à cause de mes tongs!

 

Aujourd'hui est également le jour des cartes postales.

 

Je craque et me fais des cadeaux, parce que mes pieds me font mal mais que j'suis tellement heureuse d'aller voir le Ferrara! J'expérimente et essaie de voir comment la journée peut-être meilleure! Donc je m'achète un livre sur Gena Rowlands et un très joli notebook en me disant qu'un jour, quand il sera plein, j'le donnerai à quelqu'un avant de changer de vie.

 

Un petit restaurant asiatique est devenu notre QG depuis quelques temps. C'est ici que les boissons sont les moins chères (et avec la chaleur on en a bien besoin), et on peut acheter à l'unité...je ne saurai dire combien de nems j'ai pu manger à Cannes, mais le nombre est élevé je pense! et mon bonheur était à son comble.

 

Donc, nous sommes restés au restaurant jusqu'à 23:30 à peu près.

 

Près des marches, il y a relativement « peu » de monde. Je prend le temps de filmer un peu à droite à gauche.

 

J'ai finalement mis la robe noire avec les fameuses chaussures.

 

Une fille d'origine...russe, ou de l'Est du moins essaie de me soutirer mon ticket en insinuant (assez explicitement en fait) que j'suis vraiment trop mal sapée et que je ne serais sûrement pas autorisée à monter les marches.

 

Sur ce j'lui dit clairement que s'il y a bien une personne sur qui elle est mal tombée pour récupérer un ticket, c'est bien moi!

 

Elle tire la tronche et va voir ailleurs.

 

Anyway, on attend que les vigiles nous ouvre les barrières.

 

Sur les marches: une équipe est en train de tourner des scènes! J'étais un peu loin mais il me semble qu'un petit travelling était monté sur le tapis. Et des acteurs descendaient les marches (pendant que la projection du film The Man From London de Bela Tar se terminait) suivit de très près par une caméra, une perche, une scripte...tout le petit monde quoi!

 

L'équipe décampe ensuite et se dirige vers la plage.

 

Une des barrières s'ouvre et nous laisse très près des marches. Je me demande si Abe va monter où s'il est déjà dans la salle. Auquel cas, il ne descendra peut-être pas....

 

Descente de la projo The Man From London.

 

[J'me rend compte que j'ai noté aucun nom là, parmi les gens qui sont descendus...je crois que j'étais « un peu » ailleurs!]

 

Ma mini DV est allumée et j'attend patiemment de filmer vous-savez-qui.

 

Finalement nous montons les marches et j'me retrouve du coup à fimer  ma montée en cam subjective...

 

Nathalie et moi retrouvons nos sièges bien au centre d'un rang, enlevons nos chaussures et fixont l'écran puisque que, vu le monde qui s'est ramené d'un coup, l'entrée de Gil et Jean-Pierre est peut-être compromise.

 

Et là, qu'est-ce que je vois sur l'écran?! Je vous le donne en mille.

 

Eh bien oui...Une voiture officielle arrive et Abe, Asia et toute la team monte les marches en même temps que tout le monde.

 

Les photos que j'aie sont donc des photos de l'écran, dégoûtée que j'étais d'être arrivée dans les premières et d'avoir donc monté les marches si tôt.

 

Mais bon, j'suis mal placée pour me plaindre, sans compter que la pace est parfaite pour apprécier le film et qu'après tout, c'est ça qui compte.

 

Gil et Jean-Pierre nous rejoigne finalement et Gil se fait un plaisir de me dire qu'il a monté les marches avec Ferrara. C'est en entendant la phrase que j'me rend compte de la futilité de la chose.

 

Avec tout l'amour que je porte à cet artiste, je pense vraiment que je ne pourrais me satisfaire de « monter les marches avec lui ».

 

Je rêvasse dans la salle...un jour je serai à New York...je prendrai un café avec Keitel, Ferrara, Jarmusch...ah là là Keitel...

 

Bref.

 

Le film démarre. Il est bien loin de tout ce que j'avais pu imaginer malgré mes lectures assidues de tout ce qui touchait à ce fameux Go Go Tales, mais c'est une très agréable suprise en définitive.

 

Je ne sais pas trop par quel miracle une minuscule « mécanique » artdu [art du spectacle, titre officiel de ma filière] s'est mise instantanément à la fin du générique.

 

Les lumières se rallument et je m'épanouie comme une fleur au soleil.

 

Penchés par dessus le balcon, on aperçoit Abe et sa team qui quittent la corbeille et sortent de la salle.

 

Les gens se pressent pour essayer de le choper. Et nous nous retrouvons tous sur les marches de nouveau! [fait rare puisque le public descend quasiment toujours par les marches du côté et n'a plus accès au tapis rouge à la fin d'une séance quelle qu'elle soit.]

 

Arrivés « au bout du tapis », Gil et moi nous regardons perplexe.

moi: « c'est dingue ça...il vient juste de sortir et il a juste disparu! »

Gil:«Merde...ah merde merde merde. »

J'me retourne finalement en entendant flashes et voix et Abe est juste derrière moi!

Je donne un coup de coude à Gil qui se retourne et s'extasie.

 

Abel Ferrara arrive face à moi (normal, j'suis au bout du tapis et faut bien avouer que ça bouchonne). Les gens se jettent sur lui pour lui serrer la main. J'suis bousculée et poussée contre lui finalement. Il me regarde et me sourit...mais je suis pas vraiment sûre qu'il me voit parce qu'il a l'air tellement tellement stone.

 

Tellement stone que je ne sais même pas quoi lui dire. A ma droite une mince ouverture le laisse sortir et il rentre dans un car destination aéroport de Nice.

 

Il est à peu près 3h00 du mat'.

 

J'ai pas du tout envie de dormir.

 

J'enlève mes chaussures et marche en regardant le sol...[parce que bon...avec la foule j'vous explique pas comment c'est crade quand même par terre!]

 

Sur le chemin vers la voiture je sais déjà que Gil est moi allons être en désaccord complet sur l'intérpretation du film et ça me fait plaisir. I wouldn't like it any other way.

 

Je rentre dans le vif du sujet...et c'est gagné. On est aux antipodes. Nathalie et Jean-Luc sont euphoriques et nous laisse nous créper le chignon gentiment! [L'expression marche bien parce que mon père a les cheveux longs!] 

 

première de retour au bungalow: j'allume mon ordi et j'écris...pour le blog de ciné peut-être...[dès que le film sort, je posterai mon humble « critique » de fan archi fan ultra pas objective pour un sou!]

 

je m'couche à 6h00 et reste en pleine euphorie...[jusqu'au vendredi...à tel point que j'ai carrément OUBLIE que le lendemain, le jeudi, Scorcese donnait la leçon de cinéma dans la salle Buñuel!! hum hum...

c'est pour dire!] Day 9....nada donc! des plans, quelques photos, des petites balades...i just enjoyed being there :)

 

Demain donc, le jour 10! Le vendredi mémorable où, après les lentilles et les chaussures, c'est mon fut qui a morflé!

 

A croire qu'une puissance supérieure esayait de maintenir un équilibre et me disait: « il va t'arriver un truc génial mais il faut que tu le mérites alors il va aussi t'arriver des petites bricoles! »

 

LOL moi j'suis pour à donf...mais ça n'a pas continuer depuis...c'est peut-être parce que j'étais passé sous ce tuyau quelques jours plus tôt!

 

 

 

 

 

 

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