11.07.2007
Day 5/6/7
toujours pour Quad et Eli! (désolée de pas mettre les couleurs mais mon temps est compté ici! c'est aussi la raison pour laquelle je mettrais des photos plus tard...)
Day 5
C'est dimanche, il fai beau, tout est ouvert. Gil et Jean-Pierre nous obtiennent des places pour « Chacun son cinéma », le fameux film anniversaire de Cannes.
Donc la journée s'annonce plutôt bien.
En milieu d'après-midi, nous nous retrouvons tous les quatre dans le vieux Cannes pour honorer une invitation faite par Basile (le président du festival du film Panafricain).
Des petites rues pavées, des balcons fleuris et nous arrivons chez monsieur Araken, peintre vénzuélien dont la gallerie fait office pour aujourd'hui de salle de projection.
Je me mets à filmer les gens et les gens s'en amusent, me prennent en photo pour se venger. Tout le monde rit en éclat et l'ambiance est excellente.
Des sénégalais, des argentins, des américains, des français...
Arrivés un peu tard, nous ne verrons que deux films: Des Terres Minées et Une vie volée.
Le premier était vraiment excellent, intéprétation impeccable, un brin de fantastique dans un réel pourtant douloureux et des images sublimes. L'action se situait dans une cité et nous suivions un jeune qui s'embourbe dans les ennuis avant de s'en sortir.
Le deuxième n'était en fait qu'un teaser d'une vingtaine de minutes qui nous montrait un jeune Sénégalais (je crois) vivant en France et qui se fait tabasser par la famille de sa copine: elle est marocaine.
Au village natal, les parents du héros recoivent une lettre de leur fils qui leur explique ses problèmes. Un ami des parents propose de marier leur fils à sa fille mais eux préférent aller voir un marabout et lui demander ce qu'il en pense.
Le « preview » s'arrête alors que le marabout dit que le fils va rencontrer quelqu'un d'autre sous peu.
La partie française était vraiment moins bien que celle africaine à mon goût. Toute la famille marocaine jouait trop mal ce qui contrastait grave avec la famille Sénégalaise.
Le réalisateur de ce film avait déjà eu un film sélectionné à Un Certain Regard: Urban Jungle.
Il était présent et quand il s'est approché de moi, j'ai cru que c'était pour parler de cinéma. Non contente de pouvoir ressortir mes cours sur les cinémas d'Afrique (Monsieur Rullier MERCI pour tooooooooooouuuuuuuuut!!!) je me suis pavanée comme un coq avec des Ousman Sembène par-ci, des Souleimane Cissé par-là et des Djibril Diop Mambéty en veux-tu en voilà! Avant d'être interrompue par des: « Tu es vraiment très très jolie! ». J'me suis donc planquée derrière mes « menteries habituelles »...et j'ai de nouveau déballé l'amant fictif qui ressemblait étrangement au Bob de ma classe.
Et j'me suis rappelée combien ma mère avait raison: « ma fille, tu vas voir, les blacks aiment bien les blondes potelées. »
J'ai donc retrouvée Nathalie vite fait après que le réal m'ait (un peu) forcée à signer un papier qui certifiait notre présence deux jours plus tard lors d'un cocktail pour la clôture de la compétition OHOA (un autre festival du film panafricain).
Il commence à se faire et Jean-Pierre, Nathalie, Gil et moi retournons à la voiture pour nous changer puisque cette fois, c'est bien précisé sur le billet: dressing suit and tuxedo.
On se change dans la ruelle, et sous les regards amusés de quelques personnes à leur balcon. Mes chaussures me font trop trop trop trop mal...mais bon.
De nouveau nous voici près des marches rouges. Des gens en smoking sortent leur chéquier pour racheter des places...je ne sais pas s'ils ont eu du succès. Nous entrons, et ce coup-ci nous sommes fouillés bien comme il faut (pour le U2 j'avais pu garder ma caméra et mon appareil photo à l'intérieur de la salle!).
Nous sommes de nouveau bien placés au mileu d'un rang, au balcon. Nathalie et moi enlevons nos chaussures douloureuses.
Frémaux fait son speech et le film commence...quelques noms:
Raymond Depardon
Theo Angelopoulos
Abbas Kiarostami
Youssef Chahine
Aki Kaurismäki
Frères Coen
Jane Campion
Lars Von Trier
Gonzalès Inarritu
Chen Kaige
Frères Dardenne
Nanni Moretti
Walter Salles
Amos Gitaï
Takeshi Kitano
Hu Hsiao Hsien
Wong Kar Wai
Zhang Yimou
Gus Van Sant
Ken Loach
Michael Cimino
Wim Wenders
Elia Souleiman
David Cronenberg
Roman Polanski
(il y en a sept autres dont j'ai noté un bout de l'hitsoire mais dont j'ai oublié les noms...)
Je crois que mon préféré est quand même celui de Cronenberg avec celui de Chen Kaige.
Le Cronenberg était intitulé: « Le suicide du dernier juif du monde dans la dernière salle de cinéma ». (Ca vous donne un peu une idée!)
En sortant je repense à Paris Je T'aime (dont j'ai aimé trop peu de sketches) et me dit que ça c'était quand même une belle claque!
De nouveau un petit tour sur la Croisette, pieds nus pour moi, puis retour à la voiture et au bungalow pour une merveilleuse nuit pleine de cinéma.
Day 6
Mhhh....pas grand chose ce jour là. Je filme du côté de la gare et y reste un sacré long moment. Sous l'autopont je découvre des couvertures et quelques bouteilles de bières: il y a des clochards qui dorment ici, ça ne fait aucun doute. Je continue de filmer. Je pense à The Shield et à mon frère qui m'attend pour les regarder.
Je commence quelques repérages dans les magasins pour trouver un cadeau pour la fête des mères.
Le soir tombé, nous faisons une halte au casino du Noga pour nous renseigner sur ce fameux tournoi de Texas Hold'Em caritatif auquel devait participer Negreanu. Personne n'y est capable de nous renseigner...
Day 7
Il semblerait que la journée commence à 20h.
Donc à 20h nous voici à l'espace Miramar pour la soirée de clôture du OHOA. Basile nous voit et nous fait passer devant tout le monde.
Le festival OHOA est une autre branche de La Semaine de la Critique. Le président cette année est Alex Descas (que je n'ai vu que dans Trouble Every Day de Claire Denis).
Il récompense en fait des scénarii. Les deux films qui nous sont montrés sont donc respectivement les vainqueurs de 2004 et de 2005 dont les scénarii ont été réalisés.
Premier film: Sasha et Désiré...une image incroyable, une superbe reconstitution des années 30 en France et une histoire d'amour assez...mmmhhh...moi je dirais « quelconque », mais bien des gens diraient « jolie ».
Le second: 24 Heures de la Vie d'un Mort...sans commentaires, humour potache et déroulement prévisible dès le deuxième plan.
[je sais que je sonne méchante, mais je vais pas me forcer à aimer des films non plus...]
Cocktail...c'est ici qu'intervient le fameux copain de Basile dont je n'ai pas retenu le nom...celui qu'on avait rencontré le premier soir et qui m'a tirée des griffes du réalisateur un peu trop content de me revoir.
Une autre personne se trouvait à ce cocktail: Miss Ouriel Clark. Une grande dame qui ressemblerait à la fille de Prince et de Tina Turner s'ils en avaient eu une.
[Ouriel Clark est depuis quelques années une amie de mon père qu'il a rencontré au festival et avec laquelle il a gardé contact. Je l'ai rencontré il y a quelques années à Paris lors d'un fête de la musique assez...pffiou...épique, à laquelle elle m'avait fait chanter (dans le sens propre du terme j'veux dire...pas dans celui de chantage!...)].
Donc, de grandes retrouvailles avec Ouriel Clark que je filme et qui sourit à tout le monde. Son accent américain me plait tellement, j'aimerais bien parler français comme ça!
La soirée se passe à La Plage du Goéland...sur une de ces fameuses plages privées, plus précisément, sur celle juste à côté du cinéma de la plage. En m'avançant sur le sable je vois à quelques mètres Le Tambour de Schlöndorff et je me rappelle combien ce gamin me faisait peur quand j'étais petite, avec ses cris qui brisaient la verrerie.
Donc, quand je ne suis pas avec Ouriel à parler musique je suis avec ce fameux pote à Basile qui me parle d'informatique...je ne comprends rien...il me parle de balises à mettre en haut de mes pages si je veux qu'elles s'affichent en premier...il parle .gifs, flash, php, html, son cigare fait remonter une vieille odeur dans ma mémoire. Je ne comprends rien à ce qu'il raconte...et il ne fait que parler et parler et parler...je ne sais pas comment m'en sortir quand Nathalie déchiffre un de mes regards à la perfection...elle prend plus ou moins le relais pendant que je prends l'air sur la plage.
Un feu d'artifice est tiré. Ce doit être le troisième depuis qu'on est arrivé à Cannes. Au loin, le bateau de l' Emir du Qatar.
13:35 Publié dans Cannes 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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