21.06.2007

Cannes day 2 & 3

(lol, je trouve ça assez horrible sans le film en fait!) 

For Quadra and Elifaust

17/05/07

 

Bon…ce mal de ventre me cloue au lit pour une bonne partie de la journée (puisque je ne peux littéralement pas me lever et reste pliée en deux). Les médocs mettent dix mille ans à faire effet et ce n’est que vers 16heures que je peux me mettre vraiment debout et tenir.

 

J’épluche donc les magazines récupérés la veille. J’écris, je pense à un film faisable toute seule (toujours cette terrible angoisse des autres ! lol)

 

Je fais des photos et filme un peu le camping dans lequel nous allons rester jusqu’à la fin du festival.

 

J’y rencontre un couple d’américains qui partent le lendemain et avec lesquels je discute un petit moment (quelle bonheur de parler anglais !!!).

 

Je retourne dans le bungalow. J’établis le programme des films que je voudrais VRAIMENT voir et il se trouve qu’il est trèèèèèèèès court : U2 3D de Catherine Owens (le 19) et surtout surtout surtout, Go Go Tales d’Abel Ferrara (le 24).

 

Donc globalement, c’est largement faisable, et je crois qu’on aurait pu trouver plus exigeant que moi sur ce coup-là ! lol

 

Je rêvasse sur le film anniversaire du festival, projeté au théâtre Lumière le dimanche 20 mais me ressaisi en me disant qu’il sera impossible d’avoir des places. [c’est Chacun Son Cinéma : 35 courts-métrages de 3minutes environ par 35 réalisateurs différents sur le thème de la salle de cinéma.]

 

Il fait beau et chaud.  Le mal s’estompe.

 

18/05/07

 

Ca va beaucoup mieux…et il faut que je vois un film aujourd’hui. Absolument.

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L’Avocat de la Terreur de Barbet Schroeder. (Documentaire sur Maître Vergès).

 

(Entre nous, j’ai jamais vu un type aussi efféminé que ce cher Barbet ! lol )

 

Bon. J’ai adoré. Mais comment et pourquoi est-ce qu’on adore un documentaire ?

 

En fait, je l’ai surtout aimé parce que Vergès y parle beaucoup. J’avais un peu peur que beaucoup trop de choses ne nous soient rapportées par d’autres, mais c’est bien lui qui est le plus souvent filmé et interviewé.

 

J’ai aussi aimé parce qu’il m’a fait changé d’état d’esprit sur le bonhomme ! (Et je n’aime pas rester plus de quelques années sur des certitudes).

 

Après, d’un point de vue cinématographique…je ne sais pas trop. On sait que le cinéma implique des partis prix, alors à quoi rime un documentaire qui se voudrait objectif ? Un réal qui fait tout pour ne pas se mouiller et qui brandit une multitude de « témoins » pour essayer de s’effacer lui-même ?

 

Je ne sais pas trop.

 

[En y re-réfléchissant, je ne sais toujours pas ! mais un de ces quatre, j’me poserais plus sérieusement la question !]

 

Je me retrouve de nouveau dans les rues, à regarder les gens, les filmer. A un moment, je passe sous un énorme tuyau dans lequel tombe des pierres d’un toit jusqu’à un camion. Un travailleur vêtu d’une casquette et debout dans le pick-up stabilise le tuyau avec ses deux mains.

 

Il m’interpelle alors que je passe sous le tuyau.

 

"Vous êtes pas superstitieuse ? 

 

_C’est pas vraiment une échelle mais non, j’le suis pas.

 

_Bah de toute façon, il peut pas arriver de malheur quand on sourit comme vous. »

 

Et oui, il en faut peu pour rappeler la midinette à l’ordre, celle qui meurt pour juste une gentille phrase de ce genre !

Je pense à une échelle, je pense à Cannes et me sens un peu triste.* [voir tout en bas même si ça a peu d'importance...certaines pages recèlent de random thoughts like this one.] 

 

Me voici devant la Fnac , et je ressens le besoin immédiat d’aller écouter un peu de musique.

 

J’en suis ressorti avec un coffret Angelopoulos : Le Regarde d’Ulysse (Keitelmania oblige) et L’Eternité et un jour + Le Temps des Gitans d’Emir Kusturica + tausendaugen [description de la revue trouvée sur le web : Revue indépendante, entièrement réalisée par une équipe de bénévoles, Tausend Augen mène depuis dix ans un ambitieux travail critique. Cinéma, télévision, art contemporain, vidéo, photo, Internet,… Dans un contexte critique marqué par le consensus, la ligne éditoriale cherche à briser les chapelles en réconciliant fond et forme : réfléchir sur les notions de représentations, de discours et d’idéologie, considérer aussi l’art comme inscrit dans une globalité qui le dépasse, et non comme la simple expression d’un artiste, si talentueux soit-il. Les dossiers thématiques proposent des analyses exigeantes et stimulantes. Les portfolios sont dans chaque numéro un espace de création pour des plasticiens, des photographes… Les articles et les entretiens exclusifs invitent à un butinage curieux et attentif du monde des cultures audiovisuelles. Enfin, une politique suivie de traduction d’inédits ouvre une fenêtre sur la pensée en mouvement à l’étranger.]

 

[inutile de dire que c’est ULTRA INTERESSANT !]

 

J’ai donc acheté le n°31 : Le Choc des super-héros, anatomie de la Nouvelle Amérique.

 

Bref…j’ai un peu mal au cœur en passant aux caisses et me console en me disant qu’au moins…j’ai pas craqué pour un Corto Maltese…

 

Retour dans les rues à filmer d’autres artistes sur la croisette. Un « sculpteur de sable » sur la plage.

 

Le soir, Nathalie et moi nous installons au cinéma de la plage pour une projection d’un grand classique que je n’avais jamais vu et qu’elle aimait beaucoup : Les Parapluies de Cherbourg. Inutile de dire que j’ai adoré !

 

Toutefois…il faut bien admettre qu’il y a quelque chose de profondément déplaisant dans tout ceci…cette mascarade cannoise. Par exemple : le concept des plages privées restent un point qui me met dans tous mes états (colériques surtout).

 

Et même le bout de plage devant l’écran est privé. Des transats sont installés, des couvertures sont même fournies aux gens badgés et des barrières délimites le bout de plage séparant les badgés des non badgés.

 

Ensuite et TOUT le long de la croisette, sont dressés des chapiteaux pour la  quelque centaine de cocktails qui ont lieu tous les soirs et sur des bouts de plages tous privés donc.

 

Ainsi vous avez plein de petite « plages » qui portent des noms différents : il y a celles qui appartiennent aux hôtels (plage du Carlton, du Hilton et du Martinez) et d’autres telles la plage du Goéland, le Palm Beach et…etc…

 

Bref…de quoi pester contre la richesse environnante et le capitalisme si odieux qui règne en pareil endroit…

 

Mais bon, je suis venue pour filmer et, éventuellement, voir des films !

 

Et en ce qui me concerne, je ne tiens pas franchement à torturer mes pieds dans les chaussures hauts-talons que j’ai depuis des années et je ne mets jamais !! (elles font trop mal !!!!)

 

[j’me rends bien compte que ça le fait pas de dire du mal d’un festival quand on a la chance d’y aller…mais c’est juste qu’il ne faut pas oublier que Cannes, si c’est du cinéma, c’est aussi énormément de pubs, de brassages d’argents et de superficialité…

 

J’ai même entendu des gens demander des tickets pour « Les marches rouges.

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_Quel film vous voulez voir ?

_N’importe. Mais un film pour les marches rouges ! »

 

Donc bon…]

 

Bref…en fin de soirée, nouvelle tournée de hôtels, au Martinez, on reste bouche-bée mon père et moi devant une des actrices récurrentes de Youssef Chahine [dont on n’arrive toujours pas à se rappeler du nom].

 

Les toilettes de ces grand hôtels sont franchement hallucinantes (alors j’imagine même pas les suites !) et Jean-pierre les filmes !

 

Fin de la journée…

 

Demain, vous verrez pourquoi l’épisode « sous le tuyau » était important…

 

[je reviendrai garnir cette note de quelques photos à moi]

 

*le note est déjà assez longue...mais en gros, il y a quelques années je correspondait avec Elias McConnell qui avait joué dans Elephant de GVS et il m'avait dit qu'un jour peut-être on se rencontrerait à Cannes et qu'il m'embrasserai sous une échelle.

oh la vache...ce que j'aime pas me sentir midinette!...

Commentaires

Génial. Plein de questions : est-ce que tu planche déjà sur le montage de ton docu sur les coulisses du festival ? ;) est-ce que l'on en apprend plus sur l'ellipse de 8 ans de Vergès ? Pourquoi ce plaisir "coupable" à te sentir midinette ? (ne réponds pas à celle-ci ! Il ne faut pas trop analyser les sentiments) :)

C'est bien ce que je pensais pour le mal de ventre ! J'espère que ça n'a pas été trop pénible quand même. Pour les lettres de feu, comme dirait mon pote américain, "I appreciate the effort" :)

Ecrit par : Quadra | 21.06.2007

Hum....*groumph intérieur*
Elias MacConnell hein....Et sous un tuyau...*Gosh, I am really sure that some god hates me*
Bref, ça suffit pour la crise d'hystérie. Encore une fois, merci beaucoup pour ces petits billets ma foi, passionnants pour une néophyte comme moi, et surtout SURTOUT, distrayants, parce que l'ancien francais * fuck that sucks (ouhh je fais des rimes !!)* Les exams se passent, je peux pas encore dire si c'est en bien ou en mal, mais ils passent. Hier, 4h de disserte plus 1h30 de grammaire plus 2h d'histoire littéraire...Le Panard total quoi. Si vous étiez pas là, je crois que j'aurais laissé tomber depuis longtemps. (Mais j'ai trop peur des colères de notre fée pour oser imaginer une telle chose)
Anyway...Dans l'espoir de te croiser sur MSN ou en vrai...

Ecrit par : elifaust | 21.06.2007

Quadra>non, j'suis toujours en train de le tourner, et ce sera pas un docu...hé hé ;)
certaines hypothèses sont soulevées quant à sa disparition mais lui même entretient énormément le mystère.
j'peux quand même répondre à la dernière, c'est juste que "midinette" est étroitement associée à "superficielle" dans ma tête. c'est tout.

elifaut>comme dirait ce bon vieux Corto Maltese "La chance c'est moi qui la fait!" Elias avait un site où il exposait ses photos et on pouvait il était très facilement joignable...comme Kyle d'ailleurs ;)
g des pbs avec mon msn en ce moment, mais je vais sur poitiers next week normalement, j'espère que t'y seras toujours miss :)
(et puis il faut t'accrocher, plus qu'un an et t'as un diplôme! :)

Ecrit par : Ancetta | 21.06.2007

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